Vélibre

Vélo. Libre. Vélibre.

Blog

  • England, Day two

    L’été, les vacances en général, c’est un moment où ma vie change radicalement. J’arrête la fureur de la vie professionnelle pour faire complètement autre chose.

    Cette année je me suis mis aux journaux audio. C’est particulièrement intéressant à vélo. J’évite habituellement de mettre des écouteurs à vélo, c’est interdit, mais surtout ça distrait de ce qui se passe, de ce qui m’entoure, or c’est pour ça que je fais des voyages à vélo. Pour la découverte. Mais il faut bien l’avouer, il y a parfois des passages un peu long, certaines lignes droites interminables, comme en lisière de la forêt de Fontainebleau ou le long du canal de Bourgogne, par exemple. Mais cette année je me suis abonné au monde diplomatique et il existe une version audio. Je n’ai pas encore écouté ça, trop de choses à voir et à humer sur le vélo, je n’ai pas la tête à autre chose que la Great Britain. C’est toujours étonnant d’être dépaysé si vite en passant dans un pays limitrophe (à une mer près).

    Ce soir je suis encore dans un pub, et je mange indien ! Bien sûr ! Je me souvenais que dans les pubs, le meilleur, c’est la nourriture indienne. Rien à voir à ce qu’on mange à Paris. Avoir ce soir, j’ai pris un fried butter chicken

    L’ambiance est top, il y a un petit groupe qui joue de la musique folk, difficile de définir son origine. Peut être d’ici, les gens chantent avec le groupe en buvant leur bière. Ah oui, j’oubliais, je suis à Hastings, le lieu de la bataille du même nom, où Guillaume le conquérant entama sa conquête de l’Angleterre, en 1066. Non, je n’irai pas sur les lieux de la bataille, un peu plus au nord, non pas que ça ne m’intéresse pas, mais l’emplacement est sujet à discussion, comme le nombre de combattants de part et d’autre.

    Hastings est une ville un peu déglinguée, elle a ce parfum d’Angleterre. Il y a tous types de bâtiments, du plus ancien victorien, jusqu’à des bâtiments construits à la va-vite, en passant par les briques orange brun. Il y a beaucoup de monde la journée, à la différence de la nuit où il y a peu de choses ouvertes. Je recommande le quartier à l’entrée est, avec de petites maisons à colombage. Le centre n’a que peu d’intérêt.

    À la différence de Canterbury. J’ai démarré ma journée par la visite de la Cathédrale de Canterbury la ville est très touristique bien sûr, mais ça vaut la peine, car sans être bondée de monde, c’est une petite ville très agréable. La cathédrale vaut évidemment le détour, impressionnante par la hauteur de sa nef, les voûtes, les vitraux, les trois parties dans la longueur, la nef, le cœur, et la chapelle en hommage à Thomas Becket (la couronne). La nef est vide de bancs, ce qui renforce l’impression de hauteur. Évidemment il y a de nombreux gisants. Les abords aussi sont intéressants, avec le cloître en particulier, et les différents espaces extérieurs, bien que jaunis par la canicule. L’histoire de la cathédrale est vraiment intéressante, je vous recommande l’article sur Wikipedia. Moins intéressant néanmoins que la vie de Guillaume le conquérant… Palpitante ! En comparaison, notre vie politique actuelle est très fade.

    Je démarre par un chemin à travers les bois, genre single track, long de 10km, qui n’arrête pas de monter et descendre, et assez raide. Je commence à me dire qu’il n’y a pas de plats dans ce pays.

    Puis une route enfin, me conduit à Wye, une petite ville où j’en profite pour acheter à manger, mais surtout à boire. Il ne fait pas très chaud mais le soleil est fort et je me sens déshydraté.

    Puis je reprends la route, j’arrive assez vite à Ashford, que je contourne par une piste cyclable dans la ville très agréable, à travers un parc et au bord d’une petite rivière. Un moment très agréable.

    Puis c’est une descente très longue vers la mer, pas très intéressante. Jusqu’à arriver à Rye, une vieille ville non loin de la côte, un peu perchée sur une colline. Les rues sont pavées de gros galets, pas trop appropriés pour le vélo. De belle maisons anciennes, dont de nombreuses à colombages. Je recommande.

    Après avoir longé la mer et sa longue plage de galets, c’est la montée sur la falaise, 125m de dénivelé, 1,7km de long. Je vous laisse faire le calcul mais c’est raide. Je monterai à pied.

    Une étape de 75km, avec du vent de face puissant, sauf dans les bois, et sur les routes étroites bordées de haies. J’adore les haies en bordure de route !

  • England, Day One

    Tout a commencé par des envies de campagne anglaise, d’herbe verte, de crossroads à 90 degrés, de panneaux indicateurs blancs avec des lettre noires écrites dans une police surannée. Et de barbelés sur les prairies. De savoir vivre routier, de cat’s eyes marquant la séparation des chaussées, et de panneaux indiquant une limitation de vitesse « Slow », écrits parfois sur la chaussée. Des souvenirs de mes précédents voyage en Angleterre.

    L’Angleterre est devenu un pays du vélo. De nombreux champions sont nés là-bas, de Sir Bradley Wiggins à Mark Cavendish, en passant par Christopher Froome. Parce que le vélo en Angleterre c’est la route, mais aussi la piste, qui fait de l’Angleterre la nation dominante dans ce sport, depuis la fin des années 1990. Et le Tour de France 2027 débutera à Édimbourg, trois étapes se dérouleront jusqu’à Cardiff (qui n’est pas seulement une ville de rugbyman).

    Il y a aussi Katie Kookaburra, un influenceuse australienne installée à Manchester, de qui j’ai beaucoup appris quand j’ai démarré ma pratique. Aussi, il y a pas mal de marque de vélo et de matériel, comme mes sacoches de la marque Apidura. Et je ne parlerai pas de la marque Brooks, qui fabrique des selles en cuir très appréciées des voyageurs.

    Bref, ça faisait longtemps que je voulais faire un voyage en Angleterre. Il y a deux régions que je ne connais pas du tout au Royaume-uni, c’est le sud et le nord. La côte sud, et l’Ecosse. Par ces temps de canicule à répétition, je me suis orienté vers la côte sud. Je pars de Dover.

    Et c’est parti ! (Oui comme ça, sans crier gare, oui c’est comme ça que je voulais le faire aujourd’hui).

    Je m’y rends en train et ferry. J’ai pris mes billets la veille, donc il n’y avait plus de place vélo, donc ce sera un voyage en house, dans le TER Paris Calais. Il m’a fallut partir à 7:30, mon ferry est à 14:20, mais il faut arriver apparemment 2h en avance.

    Bien m’en a pris car le TER est en retard. Je ne sais pas combien j’ai reçu d’annonces sur mon téléphone pendant le voyage, mais ça doit approcher la quinzaine. Peut être quelqu’un à une prime basé sur le nombre d’annonces? Plus les annonces dans le train. À un moment, la fille a fait un lapsus, en voulant parler d’incident, elle a parlé d’incendie. On peut comprendre. Elle doit débuter, « Le conducteur suit les procédures qui lui ont été indiquées ». « Le conducteur achemine les ordres qu’il a reçu ». Je ne les avais jamais entendues celles là.

    Je profite du voyage pour publier, un peu tard, les trois derniers jours de mon voyage en Croatie, qui était restés coincés dans mon portable (et mon cerveau). Ça me fait une petite marge au cas où je mettrais un peu de temps à rédiger mes futurs articles.

    Arrivée à Dover, sortie du terminal des ferry très laborieuse, il faut regarder partout. Je passe un peu de temps dans la ville, n’est déjà assez différent. En 1h30, on est déjà très éloigné de la France. Good morning England.

    Je prends la route de Canterbury. Ma première étape. Une trentaine de kilomètres mais pas mal de dénivelé, surtout à la sortie de Dover. Puis c’est principalement un chemin que j’emprunte, pas du tout la route directe. C’est assez sympa, je suis tout de suite dans le bain. Mais j’ai très peu dormi, et l’enchaînement des montée descente m’épuise. J’arrive à Canterbury lessivé. Je m’installe puis trouve un pub, un petit tour de la ville de nuit, et au lit !

  • Milan

    Notre dernier stop avant de rentrer à Paris.

    J’ai pensé que ce serait bien de faire un arrêt avant de rentrer à Paris, et ça correspond avec nos horaires.

    Pas une super bonne idée. Hyper polluée. Nous ne sommes plus habitués. Dès qu’on arrive le soir, on se met à éternuer, le lendemain la langue me pique et mes yeux pleurent. Incroyable. En plus ce n’est pas une ville pour le vélo, rues étroites, rails de tramway, pas vraiment de pistes cyclables, pas mal de traffic.

    On fait un rapide tour vers le canal, puis on va voir le Duomo, et la galleria Vittorio Emanuele II. On prend quelques photos de nous en portant les vélos, il y a pas mal de monde car il y a un concert sur la place.

    Enfin, on va déjeuner au restaurant L’Eroica Caffe, sur lequel on tombe par hasard. Si jamais il y a un hasard dans la vie de cycliste.

    L’Eroica, c’est une « course » cycliste, d’une journée, qui se fait une fois par an, sur des vélos anciens (d’avant 1987), avec des tenues cyclistes elles aussi d’époque. Les vélos, pour être considérés comme anciens, doivent avoir des caractéristiques bien précises :

    • leviers de vitesse sur le cadre,
    • gaines de frein extérieures au guidon,
    • cale-pieds avec sangles.

    La course se déroule historiquement en Toscane, autour de Gaiole in Chianti. Il y a maintenant plusieurs parcours, de longueurs et difficultés différentes. L’originale fait 210.9km et 3.87 de dénivelé. Il y a même maintenant un parcours au Japon apparemment. Les puristes doivent lever les yeux au ciel.

    L’Eroica Caffe, c’est évidement le rendez-vous des cyclistes. Il y en a plusieurs, nous sommes à celui de Porta Venezia. Il y a pas mal de vélos décoratifs. Ou d’éléments décoratifs issus du monde du vélo. Du plus évident au plus incongru.

    Notre train part de la gare centrale. C’est la fin du voyage. Un de plus. Avec un morceau d’Italie bien sûr.

  • Ljubljana

    Nous arrivons à Ljubljana dans l’après midi. Il fait 7 degrés. On a réservé un appartement dans le centre, à à peu près 1km de la gare. Nous sommes transis de froid sur nos vélos, on se dépêche d’arriver à l’appartement.

    Le logement est en sous sol, et très petit. On va visiter un peu la ville avant que la nuit. Le centre n’a pas trop changé, c’est toujours une vieille ville avec une rue principale très longue, coincée entre la rivière Ljubianica et la colline du château. En revanche la ville s’est étendue j’ai l’impression, elle est devenue une grosse ville. D’ailleurs la gare est un énorme chantier, toutes les voies sont en train d’être refaites. Ici on se trouve à la croisée des mondes, des restes d’empire austro-hongrois, d’empire ottoman, d’Occident moderne, il y a un peu de tout ce qui entoure, et si j’étais largué ici, j’aurais bien du mal à dire où je me trouve. Et puis il y a cette très belle langue, le serbo-croate! Totalement hermétique pour nous. Ça me rappelle cettte soirée, à Tolmin, au bord de la rivière Soča, où j’avais été invité par mon accompagnateur de parapente, à dîner avec des concepteurs de voile, venus d’Autriche. Ils ont parlé serbo-croate toute la soirée, ce fut une longue soirée à ne rien comprendre.

  • Istrie, le retour

    La météo n’est pas engageante à partir d’aujourd’hui, mais il ne pleut pas ce matin au réveil. Petit déjeuner à l’appartement, et il se met à pleuvoir, un peu puis beaucoup. Nous préparons nos sacoches en attendant. La pluie s’arrête vers 9h30, mais nous ne partons que vers 10h. Le ciel est très couvert, la route est encore humide, il y a peu de traffic.

    Le plan aujourd’hui est de relié la gare d’Opatija, et de prendre un train vers Ljubljana. Pascal ne connaît pas cette ville, et je lui ai laissé le choix d’aller visiter un peu ou bien de rentrer directement, et il a choisit d’aller voir celle ville. J’ai un très bon souvenir de cette ville lors de mon voyage en Slovénie. Normalement on devrait être rejoint par la pluie. Le temps est hyper bouché, on ne distingue pas la côte en face, à peine Cres est elle visible. malgré le temps, c’est assez agréable de rouler sur cette route qu’on parcourt pour la deuxième fois. Il y a même un petit rayon de soleil. Et le temps, tranquillement s’améliore, même si derrière nous c’est très nuageux.

    Je réalise alors qu’on aura peut être le temps de prendre le train ce matin à 11h54 pour Ljubljana, alors j’accélère. On arrive assez vite à Mošćenička Draga, où nous avons dormi à l’aller, puis Lovran, Ičići, en enfin Opatija. Pascal m’attends au super marché où nous nous étions arrêtés, je lui dit qu’on peut peut être attraper le train pour Ljubljana alors on repart aussitôt. Pascal a encore déraillé, pour la dixième fois. On reste sur la route de la corniche, car la gare est encore déraillé hauteur légèrement après la ville d’Opatija. A la bifurcation la route commence à monter fort, le GPS indique une côte à 10%, mais c’est en fait 17%! Je pense que n’aura pas le train mais on tente le coup quand même, en montant à pied bien sûr. Au sommet, la route est coupée, il y a des travaux, et on ne peut aller plus loin. On a définitivement raté le train. Une femme nous indique de redescendre plutôt que d’essayer un chemin de chantier. Alors on redescend et prenons de nouveau la route de Rijeka.

    On arrive à la gare de Rijeka, ça n’a pas l’air d’une gare, il n’y a aucune indication, personne ne rentre ou sort, alors que le bâtiment est très grand. Il y a juste une petite entrée, hyper glauque, quelque personnes attendent, et il y a des casiers de consignes bleus tagués. Il y a un petit bureau, et une femme pour nous renseigner. Elle nous indique qu’il y a deux trains pour Ljubljana, et les deux prennent les vélos non démontés. On remercie chaudement cette femme des renseignements donnés, et elle en est visiblement un peu surprise. On décide de passer la soirée à Rijeka, et de prendre le train pour Ljubljana demain vers 11h30. On prend les billets, pour 20€ environ pour deux. Hyper pas cher. On trouve un appartement dans le centre à deux pas de la gare. Bien mieux que celui de Brsec.

    Visite de Rijeka, déjeuner hyper copieux dans un bar, une salade et une sorte de pizza, pour deux. On fait des courses chez Tommy et retour à l’appartement. On est assez contents de revoir Rijeka, qui ne mérite pas le détour, mais n’est pas déplaisante non plus. Même sous la pluie. Et puis on va voir Ljubljana. On aura fait à peu près l’itinéraire prévu, même si on a zappé la descente de Cres, et si la fin du voyage se fait en train plutôt qu’à vélo. J’ai un peu de regrets de ne pas avoir passé plus de temps dans les îles, mais je vois qu’il y a un ferry direct de Trieste à Cres, ça me donne des idées pour un prochain voyage dans le sud de la Croatie. Avec le Monténégro, l’Albanie, et puis ensuite…

  • Cres, retour en Istrie

    On a fait pas mal de plans différents pour envisager notre retour, et on s’est mis d’accord pour rejoindre Rijeka par un ferry journalier qui part de Cres vers 8:30. Puis rejoindre Ljubljana en train, puis Trieste en train également, puis retour. On va profiter de notre dernière journée de soleil pour visiter Cres un petit peu, pas autant que prévu, mais c’est déjà ça. On va dormir à Cres ce soir et prendre le ferry demain lundi matin. La météo est changeante mais reste quand même orientée vers une petite semaine de pluie et d’orages. Notre voyage à vélo touche probablement à sa fin.

    On va prendre un petit déjeuner en terrasse à Cres. Le village est petit, avec un petit port, des cafés et restaurants. Rien d’extraordinaire mais sympa. Justement, parce que le village est simple, il y a peu de touristes et une meilleure ambiance plus authentique.

    Notre mission ce matin est d’aller vérifier l’horaire du ferry demain. On se dirige vers le bureau des touristes qui se trouve sur le port. Une femme est derrière le comptoir et on lui pose la question de l’horaire du ferry pour Rijeka. Elle parle très peu anglais.

    – Il n’y a pas de ferry

    – Ah bon ? Mais pourtant on nous a dit qu’il y avait un ferry pour Rijeka depuis Cres

    – Il n’y a pas de ferry. Il y a un bateau rapide, pour des passagers, mais qui ne prend pas les vélos.

    Stupeur. Tout notre plan s’écroule tout d’un coup.

    – Et est ce qu’on peut aller à Porozina?

    – Il n’y a pas de ferry pour Rijeka de Porozina

    – Mais comment fait on alors pour rejoindre Rijeka?

    – D’où venez vous?

    – Nous venons de Krk

    – Alors il faut retourner à Krk, reprendre le pont et retourner à Rijeka.

    Malheur. On ne se voit pas du tout se refaire la même route en sens inverse, et ses montées terribles. On sort de l’office de tourisme un peu sonnés. On échange sur les solutions, et on ne peut pas imaginer sa solution. Et on se dit qu’on peut passer par Porozina, au Nord de l’île, comme prévu au départ du voyage.

    Je retourne à l’office de tourisme, et lui demande quels sont les horaires du ferry à Porozina. Elle me répond que c’est plus court d’aller à Krk. J’insiste et elle finit par me donner les horaires. Il y a un ferry toutes les heures et demi. Il y a 26km, 5km de montée entre 5 et 8%, à 300m, avec un petit coup de cul à 11% à la fin. Puis une montée plus tranquille de 10km. Enfin un descente bien raide comme toujours, pour rejoindre l’embarcadère. On se dit que la personne de l’office de tourisme aurait pu être un peu plus force de proposition.

    Pas vraiment le choix. On oublie la visite de Cres, et on attaque la montée. Pascal s’envole comme d’habitude, et c’est parti pour 5km de montée bien raide. Je ne sais pas combien de fois je vais m’arrêter. Mais j’y vais tranquillement, c’est le matin, on est frais donc ça passe. J’atteins le premier sommet, un groupe de personnes se prend en photo sur une table en béton donnant vers l’est. Il y a une barrière de sécurité, je fais le tour pour profiter aussi du paysage. Quand j’arrive vers la table, le groupe comprend que je veux moi aussi aller vers la table et me libère l’espace. Un des types vient vers moi.

    – Combien de kilomètres allez vous faire aujourd’hui ?

    – Oh, aujourd’hui pas beaucoup, seulement 26 et peut être encore une dizaine de l’autre côté.

    – Et quel âge avez vous?

    – 62

    Le type me tends la main et on se sert la main chaleureusement. Dans son autre main, il tient une canette de Monster. Je lui dit :

    – Vous savez, il faut choisir entre ça (je montre mon vélo) et ça (je montre sa canette).

    Le groupe rigole à ma blague. Je suis un peu gonflé, n’ayant pas moi-même un physique de grand sportif.

    Je reprend l’ascension qui est maintenant beaucoup plus raisonnable. Il y a vraiment peu de voitures, j’atteins un autre sommet où il y a des travaux, on est dimanche donc il n’y a personne, sauf des moutons en liberté (Cres est le royaume des moutons). Une ambiance un peu bizarre. Et puis ensuite une longue descente, bien raide. Vers la fin je croise un couple de cyclistes qui monte en sens inverse. On se fait des signes, je les encourage, ils sont hilares. Pourtant ça grimpe hyper fort pour eux.

    Pascal m’attends, il me dit que j’ai le temps d’acheter une boisson, j’en profite pour acheter une barre Bueno, et on monte dans le ferry. De nouveau une petite croisière, on s’arrête juste un moment pour laisser passer un porte-container, qui avance hyper lentement, c’est étrange. Pascal me parle d’un film où un cargo vient s’échouer sur une plage, « le monde après nous ». On a passé pas mal de temps ces jours derniers, à se raconter nos films préférés, nos livres préférés, ou plutôt qui nous ont marqués. J’ai eu beaucoup de mal à faire un classement de mes cinq films préférés. Alors que pour mes cinq livres préférés, ça a été beaucoup plus simple. Bizarrement, mon livre préféré et son film préféré raconte la même histoire : Robinson Crusoé.

    Arrivée à Brestova, on laisse partir les voitures pour avoir la route pour nous. La côte est courte mais hyper raide encore une fois, autour de 10% et plus, pour monter sur la corniche à 240m. Je la monte quasi entièrement à pied. Interminable. Arrivés en haut, on ne pense qu’à trouver un logement pour la nuit, et on réserve un petit appartement à Brsec. C’est vraiment rudimentaire, tous les meubles en melamine imitation bois. Certes il y a deux lits, mais un seul a un drap de dessus, aucun n’a de draps de dessous. Enfin, ce que j’appelle un drap. Il y a une sorte de couvre matelas, un peu rêche et très élastique. J’envoie un message à la propriétaire, et je pars prendre une douche. J’entends au bout d’un moment des sons de voix, et j’imagine qu’elle est venue voir. Je sors de la douche, et demande à Pascal. Il me dit qu’elle a amené un drap de dessus pour le lit de Pascal, et que pour elle, ce sont des draps. Pascal a eu beau expliquer qu’en France les draps de dessous sont faits de la même matière que les draps de dessus, rien n’y a fait. Je pense qu’elle se moque de nous, et c’est dommage parce qu’elle va se prendre un sale commentaire sur Booking. Enfin ça nous fait une histoire à répétition pour les prochains jours. Un peu comme le sel à Pula. Qui nous occupera jusqu’à la fin.

    On dîne dans un des deux restaurants du village. Mais auparavant, on fait un tour du village, un dédale de petites ruelles en escaliers, qui tournent autour des maisons en pierre. Tout est très bien entretenu. On sent que les habitants et le maire tiennent à leur village.

  • Krk, arrivée à Cres

    Lever avec séance de bilan et de plans pour la suite. On a regardé la météo, et il s’annonce cinq jours de pluie à partir de lundi. Un groupe de slovènes à la réception du camping nous le confirme. Ça change pas mal nos plans. Nous devions passer sur Cres ce soir (prononcer Tressr), puis descendre ensuite cette longue île vers le sud, jusqu’à Mali Losinj. A priori ce ne sera pas possible, ni même remonter ensuite à Ljubljana comme prévu. On se dit qu’on va profiter des deux jours de beau temps. On prend les horaires de ferry qui vont nous permettent de passer à Cres aujourd’hui, puis de revenir en Istrie ensuite.

    On se dirige vers le village de Krk, qui se trouve à mi distance sur l’île, vers le sud. J’ai l’impression maintenant de reprendre mon odyssée en méditerranée, commencée avec Puglia l’année dernière. On longe les côtes des îles croates, on passe d’île en île. Il fait toujours très beau et la mer est toujours aussi bleue vert et transparente.

    La route jusqu’au village est en montagnes russes. Ça n’arrête pas de monter et descendre, et c’est très raide. Alors que je pensais qu’on aurait une montée tranquille jusqu’au milieu de l’île, ce n’est en fait qu’une succession de montées et descentes quasiment jusqu’au village. Et la fin est une grande descente pour rejoindre le bord de mer. Et très raide. Il faudra se la faire au retour.

    On arrive au village qui est assez animé mais pas trop. On s’achète à manger et on va manger nos sandwiches à l’intérieur du village, assez joli, et très calme. Petite visite, petit café en terrasse, puis on reprend la route vers le terminal de Valbiska.

    On s’attends à reprendre la route aller, hyper raide, mais finalement il y a une petite route qui coupe un peu, en passant par Vrh. Pascal part devant comme d’habitude, et je suis derrière. C’est bien roulant au début, très sympa parce que peu fréquentée, en pleine campagne. Mais arrive alors un mur du genre 10% et cette fois ci je descends du vélo et commence à marcher. Peut être 500m, et je remonte sur le vélo. Pas longtemps, une seconde montée arrive du même genre, descente du vélo et marche encore. Je finis par rejoindre Vrh, et ensuite ce n’est que de la descente. Pascal est arrivé 15 minutes avant moi, a pris les billets, et j’arrive deux minutes avant le départ du ferry de 16:40. Le suivant est à 18:30. Ce n’est pas du tout les horaires que nous avaient donné le type du camping ce matin. On monte quasi en derniers, et c’est parti pour une mini croisière entre Krk et Cres, de 30 minutes. Pascal adore prendre le bateau aussi. Photos, soleil, vent, on est un peu loin de tout à ce moment là. Une parenthèse. On a fait une quarantaine de kilomètres aujourd’hui, mais plus de 500m de dénivelé.

    À l’arrivée, à Merag, on a une petite quinzaine de km à faire pour rejoindre le camping. On laisse descendre les voitures et on part en dernier. La route est en cul de sac pour le terminal de ferry, si bien que quand les voitures du ferry sont parties, la route est complètement vide. La route est si raide qu’on marche dès le départ en poussant les vélos. Après quelques centaines de mètres la route s’aplatit un peu et on peut démarrer en vélo. Ça reste super raide, Pascal prends de l’avance comme d’habitude et on se retrouve seul sur cette route. Une nouvelle côte super raide à 12%, et à nouveau je marche pendant 500m. S’ensuit un grand plat, puis une descente, tranquille, et j’admire la côte et la mer en contrebas. La route remonte et je m’arrête prendre des photos, c’est super beau. Le soleil commence à décliner et je suis au milieu des pins qui forment de très belles ombres.

    Malheureusement la route s’élève vraiment, à 10%, puis 8-9%, pendant 4 km, jusqu’à plus de 300m d’altitude. Evidemment je marche en poussant le vélo. Ça fait à peu près une heure de marche. C’est interminable. Je commence à gamberger un peu, en me demandant si je vais arriver avant la nuit, il n’y a personne qui passe sur cette route, et si il n’y a pas encore une montée ensuite, peut être mon gps se trompe, ou est ce que je pourrais monter la tente si jamais je n’y arrive pas, etc. Finalement j’arrive au somment et m’élance dans une longue descente de 3km, encore plus raide que la montée. J’arrive à un carrefour un peu au dessus de Cres, et Pascal m’attends là. Il me confit qu’il a souffert aussi. On descends jusqu’au village puis au camping légèrement à droite. Ce soir ce sera montage des tentes douches et dîner au camping comme d’habitude. Grosse étape avec plus de 1000m de dénivelé, près de 70km, qui va laisser des traces. Mais mon genou est passé, à grand renforts d’anti-inflammatoires et de crème à usage local. C’est déjà ça.

  • Opatija, Rijeka, Krk

    Commence aujourd’hui un nouveau voyage. Nous quittons l’Istrie, et rentrons en Dalmatie. Et surtout nous passons sur les îles croates. Au programme Krk et Cres.

    Mais au préalable, nous avons Opatija, qui semble une belle ville balnéaire, et Rijeka, une grosse ville portuaire. Départ pour Opatija qui se trouve à une quinzaine de kilomètres. Nous y arrivons en fait pour déjeuner alors que le but était d’y prendre le petit déjeuner. La faute au nombreuses côtes sur le parcours.

    En effet, c’est un gros changement par rapport à ce qu’on a déjà vu. On arrive sur le bord de mer, et de très gros hôtels du 19eme siècle nous accueillent. On laisse les vélos et on part se balader. Il y a là aussi de belles demeures qui datent du 19eme. Et de vieux hôtels. Le tout dans un très bon état. On voit tout de suite que ce n’est pas du tout le même genre que l’autre côte. Même les gens sont différents. C’est la Riviera Croate. On prend finalement un petit dej dans un bar sur la plage. Il fait très beau.

    Départ direction Rijeka, qui se trouve à une quinzaine de kilomètres. En bord de mer mais ça ne veut pas dire plat. Rijeka est une très grosse ville de 300000 habitants, un très gros port aussi. La ville s’est étalée en front de mer, donc l’entrée prends du temps. On atterrit en plein centre ville, près de l’horloge City Clock Tower. Ca n’a pas l’air si mal que ça. La ville est très animée, il y a beaucoup de jeunes.

    On déjeune de sandwich jambon fromage qu’on se prépare maintenant tous les midis, en s’arrêtant acheter à manger dans une supérette croisée sur le chemin. Juste en face de la Gradska Ura, une tour qui donne l’heure avec des horloges classiques à aiguille, disposées sur les quatre faces du clocher rectangulaire, mais aussi grâce à des chiffres numériques de l’heure et des cinq minutes qui apparaissent pas de petites fenêtres dans la tour, probablement disposés sur deux gros cylindres tournants à l’intérieur de la tour. Assez impressionnant.

    Mon vélo, depuis quelque temps, fait du bruit au niveau du boîtier de pédalier. Je suis un peu inquiet. Pascal me suggère de chercher un magasin de vélos pendant qu’on est dans cette grosse ville, et je pense qu’il a raison. Ce n’est pas sur les îles que je trouverai un réparateur. Je regarde et vois un magasin de vélos à l’entrée de la ville, deux intersport et un décathlon. On est d’accord que le premier saura probablement mieux s’occuper du problème. Pascal reste à Rijeka, alors que je repars en arrière pour cinq kilomètres. J’arrive au magasin, j’explique mon problème à deux mecs (ça fait un bruit du genre « tac » quand je force sur les pédales), ils regardent mon vélo, et ils me disent que ça peut être plein de choses. Je confirme. Un grand mec baraqué monte sur mon petit vélo pour constater le problème, reviens et discute avec son collègue en croate. Ils opinent du chef. Le type baraqué s’en va, son collègue me dit que c’est probablement un problème de roulement de pédalier. Il part et reviens avec des clefs, il resserre les pédales sur les manivelles, il ressert le pédalier, pars faire un tour et reviens en me disant que c’est sûrement ça. Mais ça ne risque rien, je peux faire des milliers de kilomètres, faudra juste l’amener à réviser quand je rentrerai. Un peu rassuré, je repars vers le centre ville, et effectivement ça fait moins de bruit après cette intervention. À voir. Je ne suis pas complètement convaincu.

    Je retrouve Pascal en centre ville, et on décide d’aller boire un coup dans la grande rue piétonne Korzo, sur une très grande terrasse de café. On commande deux Perrier, on a un peu de mal à expliquer au serveur en anglais ce qu’on veut (« Perrier water with lemon »). Il a l’air de comprendre, mais reviens avec deux verres contenant un liquide brun, un glaçon et une tranche de citron, et deux grand verres d’eau. On lui demande ce que c’est et nous répond « Pelin ». Il a confondu avec Perrier, admettons. Je lui demande s’il y a de l’alcool, il a un petit rire et me dit que oui bien sûr il y a de l’alcool. Ce n’est pas l’heure de l’apéro, mais on tente le coup, et c’est très bon. On ajoute un peu d’eau dans le verre, on ne sait pas trop si ça se fait, mais c’est bien rafraîchissant. On se dit à lors que ça va devenir notre boisson fétiche à la place du Spritz Aperol. Ca s’appelle Pelinkovac (« Pelinkovatch »), et il y a plusieurs marques.

    On repart du coup un peu tard, direction l’île de Krk (ça se prononce Keurk). Il nous reste à peu près 29km pour atteindre le camping. On sort de la ville difficilement, on longe la côte, puis on tourne autour d’une petite baie avec deux villages Bakar et Bakarac, malheureusement occupée par des installations industrielles. Puis on monte pas mal pour rejoindre le pont de Krk. C’est un pont visiblement tout neuf. Il n’y a pas de piste cyclable et il y a pas mal de traffic, y compris de camions. Et ça continue de monter pas mal ensuite. Il n’y a qu’une seule route qui traverse l’île au début. Puis on prend à droite pour rejoindre notre camping Omisalj, et on se fait une belle descente bien raide de 200m. On se dit que demain matin il faudra la remonter. Encore une grosse étape de 63km et 650m de dénivelé. Et surtout les côtes sont raides.

  • Trois jours en Istrie.

    J’ai eu un problème d’hébergement de mon site, impossible de publier. Mais tout est rentré dans l’ordre maintenant.

    Que s’est il passé pendant ces trois jours? Eh bien nous avons roulés tranquillement, et nous nous trouvons aux abords de Pula. Le beau temps est terminé, la pluie est arrivée comme prévu ce matin alors que je sortais de la tente pour aller à la douche. Pas une grosse pluie, mais suffisamment pour mouiller la tente et nous empêcher de démarrer. Donc on attends la fin de la pluie et on file vers Pula.

    Alors sinon qu’est ce qu’on a fait pendant ces trois jours? On a d’abord vu la très belle côte Croate, un grand soleil et grand ciel bleu, une eau transparente d’un très beau bleu vert. La côte est très découpée. Ensuite on a vu quelques petites villes ou villages, tous un peu sur le même modèle : un petite pointe qui s’avance sur la mer, un quai qui fait le tour de la vieille ville et sert de promenade, un port d’un côté de la pointe, et une vieille ville plus ou moins élevée au dessus de la mer. Exemple, Novigrad, très joli village, presque au niveau de la mer. À l’inverse, Rovinj, une grosse colline qui surplombe la mer avec une basilique au sommet. Dans tous les cas, des rues tortueuses à l’intérieur. Avec Porec un peu entre les deux. De beaux villages en tous cas.

    Côte vélo, c’était une alternance de petites routes et de chemins pas très roulants, et même parfois très rocailleux. Plus on descend dans le sud moins il y a de vélos, mais il y en a quand même beaucoup, le rapport nombre de vélos rapporté au nombre de touristes est très élevé. Nous sommes restés assez proche de la côte, sauf quand nous sommes partis de Porec pour rejoindre Rovinj, nous avons dû rentrer dans les terres et parcourir l’Istrie verte. On a alors vu une belle campagne, semblable aux nôtres, pas du tout méditerranéenne. Des collines couvertes d’oliviers et de forêts.

    En ce qui concerne nos hébergements, on a fait de très gros campings, avec tout le nécessaire, au bord de la mer. Nous sommes apparemment au tout début de la saison, et il y a assez peu de monde dans les camping comparés à leur capacité. C’est pas plus mal. Le prix des campings est très raisonnables, en revanche les restaurants dans les campings sont très chers, et pas très bons. On mange pas mal de pizza. On n’a pas encore vu de cuisine vraiment croate, la cuisine est beaucoup d’inspiration italienne, voire allemande. D’ailleurs les allemands sont très présents ici. On nous parle souvent directement en allemand.

    Pula

    Nous avons passé deux jours à Pula. Il s’est mis à pleuvoir donc on reste deux nuits. C’est une grosse ville, mais la vieille ville est assez petite. Il n’y a pas grand chose à voir finalement. De très belles arènes romaines, très grandes et bien conservées, la sixième plus grande apparemment. Une ellipse de 133m de long. Une forteresse datant de la première guerre mondiale, avec un réseau de sous terrains impressionnants. Un théâtre antique, un forum dont il reste un très beau temple romain dédié à Auguste, une arche romaine. Il y a quelques beaux bâtiments du 19 et début 20ème, mais dans un état pas terrible. On voit que la ville a souffert des différentes guerres, et que le pays n’a pas pu pour le moment rétablir une architecture correcte. C’est très contrasté avec la côte naturelle magnifique.

    Bon sinon, j’ai une triste nouvelle, Pascal a volé du sel. Après on peut le comprendre. Il n’y a absolument rien dans l’appartement qu’on a loué, même pas de sel ni poivre. Et il avait besoin de se venger des différentes fois où on s’est fait arnaquer ici. Des sodas à 3,5€ l’unité, affichés à 2€ ici à Pula, des taxes systématiques dans des magasins par rapport aux prix affichés, un stick à lèvres à 5€, sans compter des prix affolants tels qu’on a pas acheté, comme du vin à plus de 30€ dans une supérette. Donc il est parti en disant « ma vengeance sera terrible ! ». Le voilà donc de retour avec un paquet de sel de 250g. Je ne veux même pas savoir où il l’a volé. En tout cas on aura du sel pour les pâtes ce soir.

    Demain nous repartons et remontons vers le nord par la côte Est de l’Istrie. Ça a l’air très différent, plus sauvage, avec moins de plages. On devrait mettre deux jours pour rejoindre Rijeka. On ne sait pas trop où on va dormir, les campings ont l’air de se faire plus rares.

  • Remontée vers le nord et Rijeka

    Nous partons de Pula avec un temps encore très couvert. On a pris le petit déjeuner à l’appartement cette fois. On prend la route 66, hier on a eu une discussion accrochée sur la route à prendre et le dénivelé à faire. J’ai un peu mal au genou, donc je ne souhaite pas trop forcer. On doit aller à Labin, puis tourner à droite pour rejoindre la côte est de l’Istrie. Ensuite on longe la côte jusqu’en haut du golfe, mais pas en bord de mer car cette côte est plus sauvage et rocheuse que celle à l’ouest.

    La route66 est une très grosse route au départ de Pula, mais devient une route à deux voies dès qu’on a passé l’aéroport. Elle monte tranquillement, mais n’est pas super intéressante. Comme toujours une végétation abondante, presque du bocage.

    La pluie fait son apparition doucement puis plus fort, on s’abrite pour prendre un café et jauger la situation. C’est le seul café aux environs. À peine assis la pluie s’arrête, puis le soleil apparaît timidement. Le café restautant est dans âme, les deux personnes pas très causantes. On repart, le soleil a disparu mais il ne pleut plus trop.

    Une grande descente nous amène à la rivière Rasa. Un village en bas du même nom, très morne et une supérette bien venue pour acheter à manger, on s’installe sur la place à l’entrée pour manger nos sandwich et yaourts. on repart pour une grosse côte de 5km et rejoindre Labin. Finalement elle n’est pas si dure et on atteint le sommet vers 14:30. Le soleil est là aussi, et ça fait du bien, il faisait un peu froid dans les descentes, la route étant complètement détrempée par les fortes pluies auxquelles nous avons échappé.

    Encore une grande descente vers Plomin, puis on bascule à droite direction la mer. Encore une montée, pas trop longue, 5km, 200m de dénivelé, toujours sur la route 66. Puis on longe la mer, mais pas au bord, plutôt à 200m, car les pentes descendent directement dans la mer. La vue sur le golfe de Kvarner est magnifique et le temps est très beau maintenant. La route serpente en corniche, monte et descends aussi. Les côtes sont courtes mais raides. Finalement on arrive à Mošćenička Draga, où nous avions vu un camping. Une très belle étape finalement, 75km et 800m de dénivelé. Installation rapide, puis on descend dans le village, avec un tout petit port de pêche. Il y aussi une promenade qui part de la plage vers le sud, avec de jolies maisons colorées, puis de véritables propriétés. La côte est est décidément très différente de l’autre côté de l’Istrie.

    Retour dans le village, dîner d’une pizza, pour changer.