Vélibre

Vélo. Libre. Vélibre.

Étiquette : Angleterre 2026

  • England, Day three

    Let’s call it a day!

    Je pars de Hastings direction Eastbourne. L’itinéraire suis la côte, donc assez plat. Le vent souffle encore assez fort, et me freine pas mal. D’autant que je suis aujourd’hui en front de mer, donc pas du tout abrité. Je fais un calcul rapide : je vais à 15km/h, ma vitesse est 5km/h plus lente. Sur une journée de 5h, ça fait 25km, c’est à dire 1h30 environ de plus pour faire la même distance. Donc non seulement c’est plus dur, mais en plus c’est plus long. La double peine.

    Je longe d’abord une série de petites station balnéaires plus ou moins chic, avec tantôt de belles demeures, tantôt moins belles. Exactement l’idée que je me faisait de cette côte anglaise. Puis je passe une marina assez chic, quoique très construire, et puis je quitte cette aire urbanisée.

    J’arrive à Eastbourne, ville assez importante, et assez sympa. Je m’arrête déjeuner en terrasse, il y a pas mal de monde. Je n’ai pas très faim, mais j’ai très soif. Je prends une grande bouteille d’eau pétillante que bois en entier pour accompagner mes œufs Benedict au saumon (moyens).

    Faire des voyages à vélo me donne envie d’en faire d’autres. En regardant les fenêtres à guillotine peinte en blanc, je repense à notre voyage au Danemark, et ça me donne l’envie de découvrir le nord de l’Europe, que je connais si mal.

    Je repars, et hésite à prendre par la côte. J’attaque la route des Seven sisters, une série de 7 falaises blanches, les plus belles d’Angleterre apparemment. Finalement, je passe par l’arrière, a priori moins dur. Enfin, c’est quand même hyper raide, environ 9% pendant deux kilomètres. Mais ça en vaut la peine. Arrivé en haut, je prends un chemin caillouteux à flan, direction la mer. On a une vue splendide de la baie, avec la pointe de Dungeness au fond. Il fait un temps splendide aussi, et très clair. Puis le chemin bifurque sur la droite et rejoint la route. À gauche, puis à droite, je prends la direction de Beachy head, la pointe que fait la première falaise. Encore un peu de montée, mais c’est plus raisonnable. Il y a un bar au sommet, la route revient à droite, mais je prends un chemin herbeux qui longe la falaise. Et là, c’est descente dans l’herbe rase, sèche, au dessus des falaises, avec une vue magnifique sur la côte découpée à l’ouest. Un grand moment de vélo. Je descends comme ça jusqu’à Birling gap, où on a une très belle vue sur les falaises à droite et à gauche.

    Ensuite, je longe plus ou moins la côte, mais il faut passer les falaises, donc c’est un peu les montagnes russes. Et ça va être comme ça pendant une trentaine de km. Ça n’en finit pas, jusqu’à Brighton. Au final ça fait encore un peu plus de 70km, et je dois dire qu’à la fin, je pédalais avec les oreilles.

  • England, Day two

    L’été, les vacances en général, c’est un moment où ma vie change radicalement. J’arrête la fureur de la vie professionnelle pour faire complètement autre chose.

    Cette année je me suis mis aux journaux audio. C’est particulièrement intéressant à vélo. J’évite habituellement de mettre des écouteurs à vélo, c’est interdit, mais surtout ça distrait de ce qui se passe, de ce qui m’entoure, or c’est pour ça que je fais des voyages à vélo. Pour la découverte. Mais il faut bien l’avouer, il y a parfois des passages un peu long, certaines lignes droites interminables, comme en lisière de la forêt de Fontainebleau ou le long du canal de Bourgogne, par exemple. Mais cette année je me suis abonné au monde diplomatique et il existe une version audio. Je n’ai pas encore écouté ça, trop de choses à voir et à humer sur le vélo, je n’ai pas la tête à autre chose que la Great Britain. C’est toujours étonnant d’être dépaysé si vite en passant dans un pays limitrophe (à une mer près).

    Ce soir je suis encore dans un pub, et je mange indien ! Bien sûr ! Je me souvenais que dans les pubs, le meilleur, c’est la nourriture indienne. Rien à voir à ce qu’on mange à Paris. Avoir ce soir, j’ai pris un fried butter chicken

    L’ambiance est top, il y a un petit groupe qui joue de la musique folk, difficile de définir son origine. Peut être d’ici, les gens chantent avec le groupe en buvant leur bière. Ah oui, j’oubliais, je suis à Hastings, le lieu de la bataille du même nom, où Guillaume le conquérant entama sa conquête de l’Angleterre, en 1066. Non, je n’irai pas sur les lieux de la bataille, un peu plus au nord, non pas que ça ne m’intéresse pas, mais l’emplacement est sujet à discussion, comme le nombre de combattants de part et d’autre.

    Hastings est une ville un peu déglinguée, elle a ce parfum d’Angleterre. Il y a tous types de bâtiments, du plus ancien victorien, jusqu’à des bâtiments construits à la va-vite, en passant par les briques orange brun. Il y a beaucoup de monde la journée, à la différence de la nuit où il y a peu de choses ouvertes. Je recommande le quartier à l’entrée est, avec de petites maisons à colombage. Le centre n’a que peu d’intérêt.

    À la différence de Canterbury. J’ai démarré ma journée par la visite de la Cathédrale de Canterbury la ville est très touristique bien sûr, mais ça vaut la peine, car sans être bondée de monde, c’est une petite ville très agréable. La cathédrale vaut évidemment le détour, impressionnante par la hauteur de sa nef, les voûtes, les vitraux, les trois parties dans la longueur, la nef, le cœur, et la chapelle en hommage à Thomas Becket (la couronne). La nef est vide de bancs, ce qui renforce l’impression de hauteur. Évidemment il y a de nombreux gisants. Les abords aussi sont intéressants, avec le cloître en particulier, et les différents espaces extérieurs, bien que jaunis par la canicule. L’histoire de la cathédrale est vraiment intéressante, je vous recommande l’article sur Wikipedia. Moins intéressant néanmoins que la vie de Guillaume le conquérant… Palpitante ! En comparaison, notre vie politique actuelle est très fade.

    Je démarre par un chemin à travers les bois, genre single track, long de 10km, qui n’arrête pas de monter et descendre, et assez raide. Je commence à me dire qu’il n’y a pas de plats dans ce pays.

    Puis une route enfin, me conduit à Wye, une petite ville où j’en profite pour acheter à manger, mais surtout à boire. Il ne fait pas très chaud mais le soleil est fort et je me sens déshydraté.

    Puis je reprends la route, j’arrive assez vite à Ashford, que je contourne par une piste cyclable dans la ville très agréable, à travers un parc et au bord d’une petite rivière. Un moment très agréable.

    Puis c’est une descente très longue vers la mer, pas très intéressante. Jusqu’à arriver à Rye, une vieille ville non loin de la côte, un peu perchée sur une colline. Les rues sont pavées de gros galets, pas trop appropriés pour le vélo. De belle maisons anciennes, dont de nombreuses à colombages. Je recommande.

    Après avoir longé la mer et sa longue plage de galets, c’est la montée sur la falaise, 125m de dénivelé, 1,7km de long. Je vous laisse faire le calcul mais c’est raide. Je monterai à pied.

    Une étape de 75km, avec du vent de face puissant, sauf dans les bois, et sur les routes étroites bordées de haies. J’adore les haies en bordure de route !

  • England, Day One

    Tout a commencé par des envies de campagne anglaise, d’herbe verte, de crossroads à 90 degrés, de panneaux indicateurs blancs avec des lettre noires écrites dans une police surannée. Et de barbelés sur les prairies. De savoir vivre routier, de cat’s eyes marquant la séparation des chaussées, et de panneaux indiquant une limitation de vitesse « Slow », écrits parfois sur la chaussée. Des souvenirs de mes précédents voyage en Angleterre.

    L’Angleterre est devenu un pays du vélo. De nombreux champions sont nés là-bas, de Sir Bradley Wiggins à Mark Cavendish, en passant par Christopher Froome. Parce que le vélo en Angleterre c’est la route, mais aussi la piste, qui fait de l’Angleterre la nation dominante dans ce sport, depuis la fin des années 1990. Et le Tour de France 2027 débutera à Édimbourg, trois étapes se dérouleront jusqu’à Cardiff (qui n’est pas seulement une ville de rugbyman).

    Il y a aussi Katie Kookaburra, un influenceuse australienne installée à Manchester, de qui j’ai beaucoup appris quand j’ai démarré ma pratique. Aussi, il y a pas mal de marque de vélo et de matériel, comme mes sacoches de la marque Apidura. Et je ne parlerai pas de la marque Brooks, qui fabrique des selles en cuir très appréciées des voyageurs.

    Bref, ça faisait longtemps que je voulais faire un voyage en Angleterre. Il y a deux régions que je ne connais pas du tout au Royaume-uni, c’est le sud et le nord. La côte sud, et l’Ecosse. Par ces temps de canicule à répétition, je me suis orienté vers la côte sud. Je pars de Dover.

    Et c’est parti ! (Oui comme ça, sans crier gare, oui c’est comme ça que je voulais le faire aujourd’hui).

    Je m’y rends en train et ferry. J’ai pris mes billets la veille, donc il n’y avait plus de place vélo, donc ce sera un voyage en house, dans le TER Paris Calais. Il m’a fallut partir à 7:30, mon ferry est à 14:20, mais il faut arriver apparemment 2h en avance.

    Bien m’en a pris car le TER est en retard. Je ne sais pas combien j’ai reçu d’annonces sur mon téléphone pendant le voyage, mais ça doit approcher la quinzaine. Peut être quelqu’un à une prime basé sur le nombre d’annonces? Plus les annonces dans le train. À un moment, la fille a fait un lapsus, en voulant parler d’incident, elle a parlé d’incendie. On peut comprendre. Elle doit débuter, « Le conducteur suit les procédures qui lui ont été indiquées ». « Le conducteur achemine les ordres qu’il a reçu ». Je ne les avais jamais entendues celles là.

    Je profite du voyage pour publier, un peu tard, les trois derniers jours de mon voyage en Croatie, qui était restés coincés dans mon portable (et mon cerveau). Ça me fait une petite marge au cas où je mettrais un peu de temps à rédiger mes futurs articles.

    Arrivée à Dover, sortie du terminal des ferry très laborieuse, il faut regarder partout. Je passe un peu de temps dans la ville, n’est déjà assez différent. En 1h30, on est déjà très éloigné de la France. Good morning England.

    Je prends la route de Canterbury. Ma première étape. Une trentaine de kilomètres mais pas mal de dénivelé, surtout à la sortie de Dover. Puis c’est principalement un chemin que j’emprunte, pas du tout la route directe. C’est assez sympa, je suis tout de suite dans le bain. Mais j’ai très peu dormi, et l’enchaînement des montée descente m’épuise. J’arrive à Canterbury lessivé. Je m’installe puis trouve un pub, un petit tour de la ville de nuit, et au lit !