Vélibre

Vélo. Libre. Vélibre.

Étiquette : bicycle

  • England, Day nine

    Aujourd’hui je traverser le parc national New Forest. C’est un peu comme Yellowstone aux États Unis, sans les geysers, mais avec des animaux en liberté. J’entreprends normalement une partie du voyage plus nature, avec moins de ville, plus d’espace sauvages. Et New Forest est le début. C’est un parc très ancien, défini déjà comme parc royal par Guillaume le conquérant.

    Je commence par suivre la rivière Avon, jusqu’au village Duntown. Un très beau village, avec des chaumières. Malheureusement il y a beaucoup de voitures pour la taille de la route, il y a même un bouchon au milieu. Il y a une sacrée montée à la sortie, et je monte à pied, heureusement sous les arbres. Arrivé la haut, c’est une grande lande devant moi. La partie nord du parc forme un plateau à 120m d’altitude, plutôt forme de lande et de forêt. Le sud est plutôt des pâturages a priori. Il fait très chaud. La route continue et il y a pas mal de voitures. Ça part mal pour l’exploration sauvage.

    Ce sont d’abord des ânes que je vois au bord de la route, puis, en effet des chevaux partout. Mais les pauvres souffrent de la chaleur, ils s’abritent sous les arbres, ils ont la tête bien basse, essayent de trouver un peu d’herbe, mais il n’y en a guère.

    Mon itinéraire tourne à droite vers Fritham, mais la route semble coupée. Les voitures semblent parlementer avec le gardien. J’arrive devant le gardien, qui me fait signe d’y aller. Je ne comprends absolument rien à ce qu’il me dit, mais après tout ce qui compte c’est de pouvoir passer. Et je rentre dans une grande zone du parc interdite aux voitures ! Le bonheur. Pas un chat pendant deux heures. J’alterne route et chemin dans un calme total. Ça fait du bien. Ce qui me gêne le plus avec les voitures, au delà de l’attention permanente qu’il faut avoir, c’est le bruit dégagé par le roulement des pneus sur la route. Mais la rien du tout, rien que le bruit des oiseaux. Je passe par des grandes landes ensoleillées sans arbres, et il fait très chaud. Depuis quelques jours, la température a grimpé au dessus de 30°, peut être 32°, et le soleil est fort. Je bois beaucoup, à telle point que j’en viens à angoisser de ne pas avoir assez d’eau. J’ai une poche d’un litre plus une flasque de 250ml, et ce n’est pas du tout assez pour une journée. Je bois en moyenne 3 litres par jour tout compris, mais j’ai constamment soif.

    Ce parc est décidément très beau, la forêt en particulier, avec des sous bois très différents de nos forêts françaises. J’ai toujours été étonné de voir que les sous bois sont différents d’un pays à l’autre, l’entretien des forêts est sûrement très different. Ici, sans que ce soit la jungle, il y a un peu de bois mort, sans écorce souvent, le bois est à nu, mais il y a aussi un peu d’herbe.

    J’arrive au bord du plateau et commence à descendre. Je n’aurais pas vu de cerf ni de daim, malgré les points d’observation, déserts, que j’ai rencontré. Je suis un peu déçu, et en même temps je ne me faisais pas trop d’illusions. Probablement se sont ils mis à l’abri du soleil. C’est en soi pour cette raison que Yellowstone est exceptionnel, où les animaux sauvages sont vraiment visibles à tout instant.

    La forêt se met progressivement à changer, ce sont maintenant des conifères mélangés aux feuillus. Ce sont des séquoias, très hauts, le tron très large, ce sont eux qui attirent mon attention. C’est dans le coin de Blackwater. Les voitures ont fait leur retour, et je profite d’un petit camion « refreshments » pour acheter à boire. Je bois presque d’un litre de liquide. Il y a un petit parking, avec des départs de chemin de randonnée. Et il y a de petites cabanes fabriquées avec des troncs appuyés contre des arbres, qui me rappellent les cabanes que nous construisions enfant dans la forêt près de Ceyrat, quand nous allions voir, avec nos grands-parents, l’endroit que nous appelions « les gaulois ».

    Blackwater

    Je reprends la route et file vers Blockenhurst, micro village, puis Bransgore, où j’ai réservé une chambre. Pas facile à trouver sans le message de la propriétaire. Comme tout les soirs je vais manger au pub. Au retour, je croise un cheval sur la route, un seul, il semble un peu perdu. À la recherche de nourriture et d’eau? Cette canicule est terrible pour la faune…

  • England, Day six

    Vous avez remarqué, je suis passé de 4 à 6 ! Et pourquoi donc ? Eh bien j’ai fait 80km pour rejoindre Portsmouth, et c’était une étape sans intérêt. J’ai suivi d’abord le bord de mer, mais après Worthing et une vingtaine de kilomètres, je suis entré à l’intérieur et suivi des routes avec pas mal de trafic pas du tout agréable. Certes il y avait des pistes cyclables, c’était presque plat, mais rien de folichon à se mettre sous la dent. Le seul avantage est que j’ai pu avancer pas mal.

    Donc passons à Portsmouth. Je n’ai rien compris à cette ville. Pas vraiment de centre, où je ne l’ai pas trouvé, une arrivée cauchemardesque, car le chemin que je devais prendre le long de l’autoroute était fermé, et j’ai dû prendre l’autoroute pendant quelques kilomètres. D’abord sur la bande d’arrêt d’urgence, assez large heureusement, mais le dernier kilomètre était sur l’autoroute. J’ai attendu que le flux de voiture se calme, et je suis parti le plus vite possible pour rejoindre la prochaine sortie. Heureusement à gauche. Pas du tout « Lovely ».

    Je devais repartir le lendemain pour Winchester, mais je voulais visiter le Portsmouth Historic Dockyard, et j’y suis finalement resté tout l’après midi.

    Alors qu’est ce que c’est? C’est comme son nom l’indique une cale sèche pour les bateaux, la première au monde, mais initialement un chantier naval.

    Le Old Dockyard. On y voit les deux porte-avions en entretien.

    C’est là qu’on a construit la Mary Rose, en 1510, coulée dans des circonstances pas très claires en 1545, avant d’être sortie de l’eau en 1982, enfin une demi coque, qui avait été enfouie sous des sédiments, qui l’on préservée. Son renflouement dura plus de 3 ans. Et on peut donc maintenant admirer cette épave dans un bâtiment construit autour d’elle. Ce qui est amusant est que pas mal d’objets ont été retrouvés et sont exposés, permettant au passage de reconstituer les différents ateliers à bord : charpentier, couturier, mais aussi médecin. On trouve aussi toutes les armes à bord à l’époque, y compris des arcs impressionnants en bois d’if. Longueur du navire : 45m, 3 ponts, 91 canons

    On peut voir aussi, dans une autre cale, le navire de l’amiral Nelson, le HMS Victory. Celui ci est en bien meilleur état, et bien qu’il soit en cours de restauration, on peut monter à bord et visiter l’ensemble des espaces. Beaucoup plus cossus bien sûr, les espaces pour les officiers étaient très grands et agréables. Longueur : 70m, 3 ponts, 104 canons.

    Enfin j’ai vite le HMS Warrior. Le premier bateau de guerre en fer. C’est le premier cuirassé. Disent les anglais… Il se conduisait à la voile (trois mâts), ou à la vapeur. Il n’a jamais combattu, mais il faisait apparemment très peur aux marines adverses. 127m, épaisseur de la coque 11cm, 4500m2 de voile, 5200ch pour le moteur. 700 hommes d’équipage. Il fallait 4 hommes pour manier la barre !

    Je rappelle qu’un navire en anglais est féminin. La HMS Warrior.

    Une après-midi dans les bateaux. Je trouve ma chambre non loin, petite sieste, et comme nous sommes dimanche, c’est le jour du Sunday roast, une tradition anglaise d’un plat de viande accompagné de légumes variés, de sauce gravy, et d’un pain en forme de petit bol, le Yorkshire pudding. Gargantuesque.

    Sunday Roast
  • England, Day four

    Brighton, jour de repos. Alors qu’est ce qu’on fait un jour de repos ? On fait du vélo ! Oui mais tranquille. Sur le front de mer, je pars faire un petit tour. Il y a une piste cyclable qui va assez loin, et je me fais une dizaine de kilomètres. Il y a pas mal de monde, c’est bientôt le week-end et Brighton est très fréquenté. Attention, les plages sont en galets et la Manche n’est pas spécialement chaude, donc ce n’est pas la Côte d’Azur, il y a largement de quoi poser sa serviette. Il y a de beaux hôtels et de belles demeures sur le front de mer. Je m’arrête regarder les joueurs de boules anglaises, qui profite d’un très beau terrain gazonné, rare par ces temps caniculaires. Plus loin, c’est très beau terrain de criquet, avec quelque joueurs concentrés. Depuis que je suis arrivé, je n’ai pu un seul espace vert, tout est jauni par le soleil et je pense que l’arrosage est interdit. Les anglais vont ils dire adieu à leur gazon ?

    Je rentre un peu dans la ville et trouve un petit parc fréquenté par des familles, je me mets à l’ombre pour manger une petite glace bien venue. Il ne fait pas très chaud, peut être 25°, mais le soleil est quand même puissant.

    Retour à l’hôtel, petite sieste, puis je pars visiter le Royal Pavillon, une demeure balnéaire du roi Georges IV. Il avait séjourné dans une petite maison une première fois, l’endroit lui avait plus, et il avait décidé de s’y faire construire ce pavillon, pour y faire la fête et organiser des diners. Le style de ce bâtiment est surprenant, à l’extérieur d’inspiration plutôt indienne et moghol, et l’intérieur plutôt d’inspiration chinoise, avec moult décorations en bambou (fresques, papier peint, rambarde d’escalier), mais aussi des dragons en grand nombres. Un grand salon est aussi inspiré de Versailles, Georges IV ayant été impressionné par le roi soleil. On peut voir le menu d’un dîner en l’honneur du futur tzar Nicolas 1er, avec pas moins de 121 plats en 9 services. Je n’imagine pas que les convives aient pu seulement goûter au dixième de tout ça. Peut être les cent quatre-vingt domestiques pouvaient ils manger les restes ?

  • England, Day three

    Let’s call it a day!

    Je pars de Hastings direction Eastbourne. L’itinéraire suis la côte, donc assez plat. Le vent souffle encore assez fort, et me freine pas mal. D’autant que je suis aujourd’hui en front de mer, donc pas du tout abrité. Je fais un calcul rapide : je vais à 15km/h, ma vitesse est 5km/h plus lente. Sur une journée de 5h, ça fait 25km, c’est à dire 1h30 environ de plus pour faire la même distance. Donc non seulement c’est plus dur, mais en plus c’est plus long. La double peine.

    Je longe d’abord une série de petites station balnéaires plus ou moins chic, avec tantôt de belles demeures, tantôt moins belles. Exactement l’idée que je me faisait de cette côte anglaise. Puis je passe une marina assez chic, quoique très construire, et puis je quitte cette aire urbanisée.

    J’arrive à Eastbourne, ville assez importante, et assez sympa. Je m’arrête déjeuner en terrasse, il y a pas mal de monde. Je n’ai pas très faim, mais j’ai très soif. Je prends une grande bouteille d’eau pétillante que bois en entier pour accompagner mes œufs Benedict au saumon (moyens).

    Faire des voyages à vélo me donne envie d’en faire d’autres. En regardant les fenêtres à guillotine peinte en blanc, je repense à notre voyage au Danemark, et ça me donne l’envie de découvrir le nord de l’Europe, que je connais si mal.

    Je repars, et hésite à prendre par la côte. J’attaque la route des Seven sisters, une série de 7 falaises blanches, les plus belles d’Angleterre apparemment. Finalement, je passe par l’arrière, a priori moins dur. Enfin, c’est quand même hyper raide, environ 9% pendant deux kilomètres. Mais ça en vaut la peine. Arrivé en haut, je prends un chemin caillouteux à flan, direction la mer. On a une vue splendide de la baie, avec la pointe de Dungeness au fond. Il fait un temps splendide aussi, et très clair. Puis le chemin bifurque sur la droite et rejoint la route. À gauche, puis à droite, je prends la direction de Beachy head, la pointe que fait la première falaise. Encore un peu de montée, mais c’est plus raisonnable. Il y a un bar au sommet, la route revient à droite, mais je prends un chemin herbeux qui longe la falaise. Et là, c’est descente dans l’herbe rase, sèche, au dessus des falaises, avec une vue magnifique sur la côte découpée à l’ouest. Un grand moment de vélo. Je descends comme ça jusqu’à Birling gap, où on a une très belle vue sur les falaises à droite et à gauche.

    Ensuite, je longe plus ou moins la côte, mais il faut passer les falaises, donc c’est un peu les montagnes russes. Et ça va être comme ça pendant une trentaine de km. Ça n’en finit pas, jusqu’à Brighton. Au final ça fait encore un peu plus de 70km, et je dois dire qu’à la fin, je pédalais avec les oreilles.

  • England, Day seven and eight

    C’est une petite étape qui m’attends, de Portsmouth jusqu’à Winchester. Non, pas le nom des carabines qui ont inspirés le film Winchester 73, avec James Stewart. Non la ville de Winchester, qui abrite la cathédrale à la plus longue nef d’Europe, d’origine normande, mais après différentes modification, maintenant de style gothique, et particulièrement gothique perpendiculaire.

    Qu’est ce que le style perpendiculaire ? C’est une architecture qui promeut la verticalité. C’est typiquement anglais, on le rencontre dans différents bâtiments, dont l’abbaye de Westminster, et la cathédrale de Winchester. Impressionnante en effet de verticalité, surtout à l’intérieur. Ce qui m’a le plus impressionné, c’est le mur de statues enchâssées dans des loges. Ce mur coupe en deux l’église, la nef principale du presbytère et l’arrière cœur. Comme souvent, il y a pas de gisant dans l’arrière cœur. Bref cette cathédrale vaut le coup.

    Winchester est une petite ville sympathique, animée mais pas trop, avec des rues adjacentes à la High street où il fait bon s’assoir prendre un verre. La ville abrite également un Great Hall, la plus grande pièce d’un château, en l’occurrence le château normand construit pas Guillaume le conquérant. Elle contient de très beaux vitraux, mais surtout une réplique de la table ronde du roi Arthur. Elle fut repeinte à la demande d’Henry VIII, pour signifier la filiation… Bien que les noms peints sur la table soient ceux des chevaliers, il s’agit en fait des préférés d’Henry VIII, les favoris. Comme quoi, la postérité sourit aux courtisans. Non?

    Aussi, il y a des habits d’époque, que l’on peut essayer. Je ne me suis pas privé !

    Le jour suivant, je suis allé voir la cathédrale de Salisbury (on prononce Sèlzbeuri!). C’était en fait sur ma liste avant celle de Winchester, je ne sais pas pourquoi. Peut être c’était sur la route de Stonehenge ? Probablement parce qu’elle contient une des quatre copies de la Magna Carta originale de 1215. La charte des libertés anglaises.

    La cathédrale elle même n’est pas à la hauteur de celle de Winchester, bien que son plan à deux transepts soit remarquable. Et que sa flèche soit la plus haute d’Angleterre.

    Bon et le vélo dans tout ça ? Pas formidable. J’ai pris de petites routes, et pourtant il y a beaucoup de traffic. Certes il y a des pistes cyclables, mais souvent ce sont des trottoirs et le bitume est pas mal cabossé. Les anglais sont hyper fair-play, ils patientent derrière vous et attendent que la circulation en face s’arrête pour doubler, mais ce n’est pas agréable. Je viens de traverser le Sussex, les routes étaient bien meilleures dans le Kent. Et bien sûr, je roule à gauche, ce qui demande une attention soutenue, surtout aux carrefours, où il faut regarder partout, et surtout bien suivre les passages vélo, qui existent, mais il n’y en a qu’un pour éviter les voitures, donc il ne faut pas se tromper. Heureusement les automobilistes sont ultra cordiaux, sinon ce serait un enfer, car il y a beaucoup de traffic. Je découvre que cette région d’Angleterre est assez dense, il y a peu de grosses villes, mais beaucoup de villages, donc forcément pas mal de circulation. J’ai appris à repérer les routes par leur numéro. Axx, des nationales à deux voies mais rapides, les Bxx, de petites routes, et enfin les routes sans numéro. Les dernières sont les meilleures, les B sont faisables à vélo mais pas agréables. Donc il faut bien faire son itinéraire. J’ai pris aussi des chemins et des routes cyclables mais ils se font rare à mesure que je vais à l’ouest.

    Salisbury est ma dernière grosse ville avant un moment. Entrée dans la ville et sortie de la ville très compliquées. Maintenant ce devrait être un voyage plus nature.

  • England, Day two

    L’été, les vacances en général, c’est un moment où ma vie change radicalement. J’arrête la fureur de la vie professionnelle pour faire complètement autre chose.

    Cette année je me suis mis aux journaux audio. C’est particulièrement intéressant à vélo. J’évite habituellement de mettre des écouteurs à vélo, c’est interdit, mais surtout ça distrait de ce qui se passe, de ce qui m’entoure, or c’est pour ça que je fais des voyages à vélo. Pour la découverte. Mais il faut bien l’avouer, il y a parfois des passages un peu long, certaines lignes droites interminables, comme en lisière de la forêt de Fontainebleau ou le long du canal de Bourgogne, par exemple. Mais cette année je me suis abonné au monde diplomatique et il existe une version audio. Je n’ai pas encore écouté ça, trop de choses à voir et à humer sur le vélo, je n’ai pas la tête à autre chose que la Great Britain. C’est toujours étonnant d’être dépaysé si vite en passant dans un pays limitrophe (à une mer près).

    Ce soir je suis encore dans un pub, et je mange indien ! Bien sûr ! Je me souvenais que dans les pubs, le meilleur, c’est la nourriture indienne. Rien à voir à ce qu’on mange à Paris. Avoir ce soir, j’ai pris un fried butter chicken

    L’ambiance est top, il y a un petit groupe qui joue de la musique folk, difficile de définir son origine. Peut être d’ici, les gens chantent avec le groupe en buvant leur bière. Ah oui, j’oubliais, je suis à Hastings, le lieu de la bataille du même nom, où Guillaume le conquérant entama sa conquête de l’Angleterre, en 1066. Non, je n’irai pas sur les lieux de la bataille, un peu plus au nord, non pas que ça ne m’intéresse pas, mais l’emplacement est sujet à discussion, comme le nombre de combattants de part et d’autre.

    Hastings est une ville un peu déglinguée, elle a ce parfum d’Angleterre. Il y a tous types de bâtiments, du plus ancien victorien, jusqu’à des bâtiments construits à la va-vite, en passant par les briques orange brun. Il y a beaucoup de monde la journée, à la différence de la nuit où il y a peu de choses ouvertes. Je recommande le quartier à l’entrée est, avec de petites maisons à colombage. Le centre n’a que peu d’intérêt.

    À la différence de Canterbury. J’ai démarré ma journée par la visite de la Cathédrale de Canterbury la ville est très touristique bien sûr, mais ça vaut la peine, car sans être bondée de monde, c’est une petite ville très agréable. La cathédrale vaut évidemment le détour, impressionnante par la hauteur de sa nef, les voûtes, les vitraux, les trois parties dans la longueur, la nef, le cœur, et la chapelle en hommage à Thomas Becket (la couronne). La nef est vide de bancs, ce qui renforce l’impression de hauteur. Évidemment il y a de nombreux gisants. Les abords aussi sont intéressants, avec le cloître en particulier, et les différents espaces extérieurs, bien que jaunis par la canicule. L’histoire de la cathédrale est vraiment intéressante, je vous recommande l’article sur Wikipedia. Moins intéressant néanmoins que la vie de Guillaume le conquérant… Palpitante ! En comparaison, notre vie politique actuelle est très fade.

    Je démarre par un chemin à travers les bois, genre single track, long de 10km, qui n’arrête pas de monter et descendre, et assez raide. Je commence à me dire qu’il n’y a pas de plats dans ce pays.

    Puis une route enfin, me conduit à Wye, une petite ville où j’en profite pour acheter à manger, mais surtout à boire. Il ne fait pas très chaud mais le soleil est fort et je me sens déshydraté.

    Puis je reprends la route, j’arrive assez vite à Ashford, que je contourne par une piste cyclable dans la ville très agréable, à travers un parc et au bord d’une petite rivière. Un moment très agréable.

    Puis c’est une descente très longue vers la mer, pas très intéressante. Jusqu’à arriver à Rye, une vieille ville non loin de la côte, un peu perchée sur une colline. Les rues sont pavées de gros galets, pas trop appropriés pour le vélo. De belle maisons anciennes, dont de nombreuses à colombages. Je recommande.

    Après avoir longé la mer et sa longue plage de galets, c’est la montée sur la falaise, 125m de dénivelé, 1,7km de long. Je vous laisse faire le calcul mais c’est raide. Je monterai à pied.

    Une étape de 75km, avec du vent de face puissant, sauf dans les bois, et sur les routes étroites bordées de haies. J’adore les haies en bordure de route !

  • England, Day One

    Tout a commencé par des envies de campagne anglaise, d’herbe verte, de crossroads à 90 degrés, de panneaux indicateurs blancs avec des lettre noires écrites dans une police surannée. Et de barbelés sur les prairies. De savoir vivre routier, de cat’s eyes marquant la séparation des chaussées, et de panneaux indiquant une limitation de vitesse « Slow », écrits parfois sur la chaussée. Des souvenirs de mes précédents voyage en Angleterre.

    L’Angleterre est devenu un pays du vélo. De nombreux champions sont nés là-bas, de Sir Bradley Wiggins à Mark Cavendish, en passant par Christopher Froome. Parce que le vélo en Angleterre c’est la route, mais aussi la piste, qui fait de l’Angleterre la nation dominante dans ce sport, depuis la fin des années 1990. Et le Tour de France 2027 débutera à Édimbourg, trois étapes se dérouleront jusqu’à Cardiff (qui n’est pas seulement une ville de rugbyman).

    Il y a aussi Katie Kookaburra, un influenceuse australienne installée à Manchester, de qui j’ai beaucoup appris quand j’ai démarré ma pratique. Aussi, il y a pas mal de marque de vélo et de matériel, comme mes sacoches de la marque Apidura. Et je ne parlerai pas de la marque Brooks, qui fabrique des selles en cuir très appréciées des voyageurs.

    Bref, ça faisait longtemps que je voulais faire un voyage en Angleterre. Il y a deux régions que je ne connais pas du tout au Royaume-uni, c’est le sud et le nord. La côte sud, et l’Ecosse. Par ces temps de canicule à répétition, je me suis orienté vers la côte sud. Je pars de Dover.

    Et c’est parti ! (Oui comme ça, sans crier gare, oui c’est comme ça que je voulais le faire aujourd’hui).

    Je m’y rends en train et ferry. J’ai pris mes billets la veille, donc il n’y avait plus de place vélo, donc ce sera un voyage en house, dans le TER Paris Calais. Il m’a fallut partir à 7:30, mon ferry est à 14:20, mais il faut arriver apparemment 2h en avance.

    Bien m’en a pris car le TER est en retard. Je ne sais pas combien j’ai reçu d’annonces sur mon téléphone pendant le voyage, mais ça doit approcher la quinzaine. Peut être quelqu’un à une prime basé sur le nombre d’annonces? Plus les annonces dans le train. À un moment, la fille a fait un lapsus, en voulant parler d’incident, elle a parlé d’incendie. On peut comprendre. Elle doit débuter, « Le conducteur suit les procédures qui lui ont été indiquées ». « Le conducteur achemine les ordres qu’il a reçu ». Je ne les avais jamais entendues celles là.

    Je profite du voyage pour publier, un peu tard, les trois derniers jours de mon voyage en Croatie, qui était restés coincés dans mon portable (et mon cerveau). Ça me fait une petite marge au cas où je mettrais un peu de temps à rédiger mes futurs articles.

    Arrivée à Dover, sortie du terminal des ferry très laborieuse, il faut regarder partout. Je passe un peu de temps dans la ville, n’est déjà assez différent. En 1h30, on est déjà très éloigné de la France. Good morning England.

    Je prends la route de Canterbury. Ma première étape. Une trentaine de kilomètres mais pas mal de dénivelé, surtout à la sortie de Dover. Puis c’est principalement un chemin que j’emprunte, pas du tout la route directe. C’est assez sympa, je suis tout de suite dans le bain. Mais j’ai très peu dormi, et l’enchaînement des montée descente m’épuise. J’arrive à Canterbury lessivé. Je m’installe puis trouve un pub, un petit tour de la ville de nuit, et au lit !