Aujourd’hui je traverser le parc national New Forest. C’est un peu comme Yellowstone aux États Unis, sans les geysers, mais avec des animaux en liberté. J’entreprends normalement une partie du voyage plus nature, avec moins de ville, plus d’espace sauvages. Et New Forest est le début. C’est un parc très ancien, défini déjà comme parc royal par Guillaume le conquérant.
Je commence par suivre la rivière Avon, jusqu’au village Duntown. Un très beau village, avec des chaumières. Malheureusement il y a beaucoup de voitures pour la taille de la route, il y a même un bouchon au milieu. Il y a une sacrée montée à la sortie, et je monte à pied, heureusement sous les arbres. Arrivé la haut, c’est une grande lande devant moi. La partie nord du parc forme un plateau à 120m d’altitude, plutôt forme de lande et de forêt. Le sud est plutôt des pâturages a priori. Il fait très chaud. La route continue et il y a pas mal de voitures. Ça part mal pour l’exploration sauvage.
Ce sont d’abord des ânes que je vois au bord de la route, puis, en effet des chevaux partout. Mais les pauvres souffrent de la chaleur, ils s’abritent sous les arbres, ils ont la tête bien basse, essayent de trouver un peu d’herbe, mais il n’y en a guère.
Mon itinéraire tourne à droite vers Fritham, mais la route semble coupée. Les voitures semblent parlementer avec le gardien. J’arrive devant le gardien, qui me fait signe d’y aller. Je ne comprends absolument rien à ce qu’il me dit, mais après tout ce qui compte c’est de pouvoir passer. Et je rentre dans une grande zone du parc interdite aux voitures ! Le bonheur. Pas un chat pendant deux heures. J’alterne route et chemin dans un calme total. Ça fait du bien. Ce qui me gêne le plus avec les voitures, au delà de l’attention permanente qu’il faut avoir, c’est le bruit dégagé par le roulement des pneus sur la route. Mais la rien du tout, rien que le bruit des oiseaux. Je passe par des grandes landes ensoleillées sans arbres, et il fait très chaud. Depuis quelques jours, la température a grimpé au dessus de 30°, peut être 32°, et le soleil est fort. Je bois beaucoup, à telle point que j’en viens à angoisser de ne pas avoir assez d’eau. J’ai une poche d’un litre plus une flasque de 250ml, et ce n’est pas du tout assez pour une journée. Je bois en moyenne 3 litres par jour tout compris, mais j’ai constamment soif.
Ce parc est décidément très beau, la forêt en particulier, avec des sous bois très différents de nos forêts françaises. J’ai toujours été étonné de voir que les sous bois sont différents d’un pays à l’autre, l’entretien des forêts est sûrement très different. Ici, sans que ce soit la jungle, il y a un peu de bois mort, sans écorce souvent, le bois est à nu, mais il y a aussi un peu d’herbe.
J’arrive au bord du plateau et commence à descendre. Je n’aurais pas vu de cerf ni de daim, malgré les points d’observation, déserts, que j’ai rencontré. Je suis un peu déçu, et en même temps je ne me faisais pas trop d’illusions. Probablement se sont ils mis à l’abri du soleil. C’est en soi pour cette raison que Yellowstone est exceptionnel, où les animaux sauvages sont vraiment visibles à tout instant.
La forêt se met progressivement à changer, ce sont maintenant des conifères mélangés aux feuillus. Ce sont des séquoias, très hauts, le tron très large, ce sont eux qui attirent mon attention. C’est dans le coin de Blackwater. Les voitures ont fait leur retour, et je profite d’un petit camion « refreshments » pour acheter à boire. Je bois presque d’un litre de liquide. Il y a un petit parking, avec des départs de chemin de randonnée. Et il y a de petites cabanes fabriquées avec des troncs appuyés contre des arbres, qui me rappellent les cabanes que nous construisions enfant dans la forêt près de Ceyrat, quand nous allions voir, avec nos grands-parents, l’endroit que nous appelions « les gaulois ».

Je reprends la route et file vers Blockenhurst, micro village, puis Bransgore, où j’ai réservé une chambre. Pas facile à trouver sans le message de la propriétaire. Comme tout les soirs je vais manger au pub. Au retour, je croise un cheval sur la route, un seul, il semble un peu perdu. À la recherche de nourriture et d’eau? Cette canicule est terrible pour la faune…
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