Vous avez remarqué, je suis passé de 4 à 6 ! Et pourquoi donc ? Eh bien j’ai fait 80km pour rejoindre Portsmouth, et c’était une étape sans intérêt. J’ai suivi d’abord le bord de mer, mais après Worthing et une vingtaine de kilomètres, je suis entré à l’intérieur et suivi des routes avec pas mal de trafic pas du tout agréable. Certes il y avait des pistes cyclables, c’était presque plat, mais rien de folichon à se mettre sous la dent. Le seul avantage est que j’ai pu avancer pas mal.
Donc passons à Portsmouth. Je n’ai rien compris à cette ville. Pas vraiment de centre, où je ne l’ai pas trouvé, une arrivée cauchemardesque, car le chemin que je devais prendre le long de l’autoroute était fermé, et j’ai dû prendre l’autoroute pendant quelques kilomètres. D’abord sur la bande d’arrêt d’urgence, assez large heureusement, mais le dernier kilomètre était sur l’autoroute. J’ai attendu que le flux de voiture se calme, et je suis parti le plus vite possible pour rejoindre la prochaine sortie. Heureusement à gauche. Pas du tout « Lovely ».
Je devais repartir le lendemain pour Winchester, mais je voulais visiter le Portsmouth Historic Dockyard, et j’y suis finalement resté tout l’après midi.
Alors qu’est ce que c’est? C’est comme son nom l’indique une cale sèche pour les bateaux, la première au monde, mais initialement un chantier naval.

C’est là qu’on a construit la Mary Rose, en 1510, coulée dans des circonstances pas très claires en 1545, avant d’être sortie de l’eau en 1982, enfin une demi coque, qui avait été enfouie sous des sédiments, qui l’on préservée. Son renflouement dura plus de 3 ans. Et on peut donc maintenant admirer cette épave dans un bâtiment construit autour d’elle. Ce qui est amusant est que pas mal d’objets ont été retrouvés et sont exposés, permettant au passage de reconstituer les différents ateliers à bord : charpentier, couturier, mais aussi médecin. On trouve aussi toutes les armes à bord à l’époque, y compris des arcs impressionnants en bois d’if. Longueur du navire : 45m, 3 ponts, 91 canons

On peut voir aussi, dans une autre cale, le navire de l’amiral Nelson, le HMS Victory. Celui ci est en bien meilleur état, et bien qu’il soit en cours de restauration, on peut monter à bord et visiter l’ensemble des espaces. Beaucoup plus cossus bien sûr, les espaces pour les officiers étaient très grands et agréables. Longueur : 70m, 3 ponts, 104 canons.






Enfin j’ai vite le HMS Warrior. Le premier bateau de guerre en fer. C’est le premier cuirassé. Disent les anglais… Il se conduisait à la voile (trois mâts), ou à la vapeur. Il n’a jamais combattu, mais il faisait apparemment très peur aux marines adverses. 127m, épaisseur de la coque 11cm, 4500m2 de voile, 5200ch pour le moteur. 700 hommes d’équipage. Il fallait 4 hommes pour manier la barre !








Je rappelle qu’un navire en anglais est féminin. La HMS Warrior.
Une après-midi dans les bateaux. Je trouve ma chambre non loin, petite sieste, et comme nous sommes dimanche, c’est le jour du Sunday roast, une tradition anglaise d’un plat de viande accompagné de légumes variés, de sauce gravy, et d’un pain en forme de petit bol, le Yorkshire pudding. Gargantuesque.

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