Avant de partir, visite du château bien sûr. J’ai bien dormi dans mon grand appartement, donnant sur la Loire d’un côté et sur l’église Saint-Pierre de l’autre.
Saumur est une jolie petite ville avec ses maisons en Tuffeau, toutes en très bon état apparent, comme sur toute la vallée de la Loire. Elle est encore assez paisible en cette saison. Je monte au château, qui domine la Loire apparemment depuis très longtemps, vers le 10eme siècle.
De grandes salles, de très haut plafonds, mais il n’y a aucun ameublement d’époque, aucune décoration, donc c’est un peu austère. Mais il est très bien conservé et une partie est encore en rénovation. Il n’y a pas vraiment de jardins non plus. Ce n’est pas le plus beau site du val de Loire.
En revanche il y a un très beau point de vue sur la Loire.
Je déjeune en ville, je n’ai pas vraiment envie de partir. Je m’achète un livre de Stephen Hawking, dont je n’ai jamais rien lu.
Sortie par Saumur, un petit parc, une rivière, et c’est reparti sur la Velofrancette. Des petites routes un peu tordues, dés micro villages, et puis la campagne. U2 dans les oreilles, à près de 30km/h. I still haven’t found what I am looking for, where the streets have no name. Approprié.
La route est géniale. Alternance de chemin, petites routes, avec ce beau temps, c’est magnifique. Je suis toujours dans ce flux de nord est, assez fort, c’est d’autant plus facile.
Tout d’un coup j’arrive à un embranchement, avec la rivière à la gauche, des nénuphars c’est magnifique. En fait je suis à Montreuil-Bellay, un village magnifique, avec un château et une collégiale. Très peu de monde, j’imagine l’été le flux de touristes venant ici.
Je continue ma route, j’arrive à Thouars et m’arrête prendre une bière. Par cette chaleur c’est parfait. J’avise un camping à 19km, ce sera mon arrêt pour la nuit. Un camping tenu par des anglais avec que des anglais. Étonnant !
C’est marrant ça fait déjà cinq jour que je suis parti, que de choses rencontrées.
Aujourd’hui il fait gris, venteux, pas un super jour pour faire du vélo. ça doit se lever dans l’après midi…
Je règle mes petites affaires, les bagages, et je pars à pied visiter le château d’Angers. Et la tapisserie de l’apocalypse. La plus grande du monde paraît il.
Je vole un peu d’information à un professeur expliquant à ses élèves que le château est construit en grande partie en ardoise, ce qui lui donne cette couleur noire qui étonne au premier abord.
Je rentre dans le château et me dirige directement vers la galerie de la tapisserie de l’apocalypse. Cette galerie a été construite sur mesure pour la tapisserie, pour assurer une conservation la meilleure possible (hygrométrie, lumière,…). Elle fait 100m de long, elle faisait 140m à l’origine. Elle représente l’apocalypse de Saint Jean. On passe deux portes, et on arrive dans la salle de la tapisserie. Il n’y a presque personne, il est un peu plus de 10h, j’ai quasi fait l’ouverture.
C’est un choc. La tapisserie est suspendue sur deux pans de mur, et les 100m se voient pleinement. Je vole un peu de savoir encore à une professeur qui a emmené ses élèves faire la visite. Ils ne se doutent certainement pas de ce qu’ils on sous les yeux. Il aura fallu apparemment 9 ans pour tisser cette tapisserie. 1m par jour… C’est incroyable. A voir absolument.
Je fais un petit tour dans le centre, passe par la maison Adam, qui est en travaux, je mange indien, puis retour à l’hôtel et départ.
Aujourd’hui c’est une petite étape, une cinquantaine de km pour rejoindre Saumur, par la Loire à vélo. Franchement, c’est dommage pour le temps, ce parcours est effectivement très bien. Tranquille, au début à travers champs (et contre le vent, toujours en régime de vent de nord-est), mais ensuite on traverse la Loire pour prendre sur la rive sud.
Et là on traverse pas mal de petits villages très bien d’entretenus, avec de petits châteaux partout, de belles maisons bourgeoises. Il ne manque que le soleil.
C’est maintenant en arrivant à Saumur que le soleil se lève. Rageant.
Une bonne nuit au bord de la Mayenne. Pas de bruit, très tranquille. Réveillé par le bruit assourdissant des oiseaux, vers 7h.
Discussion avec un cycliste matinal, qui me conseille un poêle en titane très compact, qui sert à mettre deux petites branches, et qui permet de faire bouillir un litre d’eau. A tester.
Départ vers 8:30, direction Château Gonthier. J’y arriverai vers 11h. Ville très calme en ce lundi matin. Un petit déjeuner, des courses pour le déjeuner, et c’est reparti.
La Mayenne est maintenant plus large, il n’y a personnes ce matin. Toujours les écluses. Je m’arrête à Mesnil pour déjeuner. Il y a un vieux moulin restauré grâce à la fondation du patrimoine de Stéphanois Bern.
J’ai réservé un hôtel à Angers pour ce soir finalement, il ne me reste que 50km à couvrir, il y aura de la place pour une petite sieste. il fait aussi beaucoup plus chaud aujourd’hui.
Et puis finalement, pas de sieste mais un long coup de téléphone avec mon fils qui vient de rentrer de voyage, finalement après deux mois au Mexique et Guatemala.
Arrivée un peu cuit à Angers, pas loin de 90km, les derniers étaient bien longs. Je trouve mon hôtel facilement et là vient la petite sieste. Une douche et un petit restaurant où j’ingurgite deux pizzas et deux bières. Je crois que ça ne m’est jamais arrivé, deux pizzas. Mais la pâte était très fine.
Je dîne en compagnie de jeunes angevins. On blague un peu sur nos origines respectives. Ils me chambre sur les pizzas. Mais ils me disent que ce que je vais faire demain est la plus belle partie de la Loire à vélo. On verra. Retour à l’hôtel, en passant devant le château, que je visiterai demain. Retour à l’hôtel un peu titubant. Une bonne nuit de soleil m’attend.
C’est le départ! Nos routes se séparent à Domfront, Valérie et Lisa repartent vers Mortagne, via Pré en pail, soit disant l’itinéraire principal de la Veloscenie. moi je descends vers le sud, direction l’île de ré. L’itinéraire la Velofrancette, qui part de Ouistreham, jusqu’à La Rochelle. J’irai en principe jusqu’à l’île de ré ou je ne suis jamais allé.
Quelques embrassades et c’est parti. C’est en fait un parcours mixte, ancienne voie de chemin de fer et petites routes jusqu’à Mayenne. Parcours très roulant, voire même largement descendant. je m’arrête faire les courses pour le déjeuner, voire le dîner car nous sommes dimanche et je ne suis pas certain de trouver a manier pour le dîner. Arrêt à Ambrières les vallées.
Il fait nettement plus chaud que les jours précédents, je dois changer de gants. Et passer en maillot manches courtes dans l’après midi.
Je m’arrête picniquer à un bar vélo-rail, la velofrancette ayant conservé ses rails à un endroit.
Je repars et m’arrête de nouveau À Mayenne. Comme prévu, la ville est morte en ce dimanche après midi, je trouve quand même un café ouvert place Clemenceau.
Visite rapide de la ville. Une basilique, un peu trapue, et un château carolingien. Mais je suis entré, par Mayenne, dans la Mayenne et les pays de la Loire.
Et puis à la sortie de Mayenne, je prends à droite et débouche sur le chemin de halage qui suit la Mayenne. Le bonheur. C’est marrant, tout d’un coup, le voyage se transforme. sans qu’on s’y attende. J’en profite pour me changer car la température est maintenant bien meilleure. Des barrages sur la Mayenne, des arrêts vélo, je suis bien sûr la Vélofrancette !
Et ce sera comme ça jusqu’à Laval. avec deux arrêts buvette très sympa, c’est la douceur de vivre ici. Arrivée à Laval, et c’est vrai que c’est une belle ville. On se croirait sur les bords de Loire.
Un petit tour, un petit dîner dans le centre et puis s’en va de nouveau. Trouver un emplacement herbeux au bord de la route, suffisamment à l’écart, au bord de la Mayenne. Parfait.
Départ de Saint Sauveur de Carouges. Nous avons dormi en chambre d’hôtes, chez une famille très traditionnelle, éleveur de chevaux de courses. 4 enfants, 4 filles de 1.5 mois à 5 ans. C’est un petit village qui tombe dans l’oubli petit à petit. Beaucoup de maisons abandonnées, pas de commerce ni d’école, et bien sûr peu d’emplois. Plus de bétail que d’habitants nous dit la mère de famille.
Nous partons pour Carouges et nous allons visiter le château. Au préalable, arrêt au camion charcutier dans le centre de Carouges pour notre déjeuner. Avec en particulier trois parts de gâteau de crêpes.
Le château est très original, renaissance mais en briques rouges. Original. Et très bien entretenu.
On redémarre puis on s’arrête pour le déjeuner, et déguster notre succulent gâteau de crêpes. Après la forêt d’écouves la veille, on rentre dans la forêt des Andaîes, l’autre forêt de parc naturel régional et géoparc de Normandie Maine (ouf!). Différente mais très belle forêt aussi, nous sommes tout seul sur les chemins. Ça monte, ça descend, parfois assez raide, jamais bien long. Au milieu, passage à Bagnoles de l’Orne, toujours assez touristique avec ses ajouts de Disneyland. Beaucoup de cyclistes s’y arrêtent pour prendre un café visiblement. Nous aussi!
Nous arrivons à Domfront en fin de journée, après une étape moyenne de 40km arrêt a l’hôtel, repas régénérant…
C’est reparti pour un petit voyage en Normandie, pays de la Loire et Vendée. En suivant la vélo Francette, qui descends de Ouistreham à La Rochelle.
Ça fait pas mal de temps que je n’ai rien publié. Et pourtant je suis parti deux fais en fin d’annee dernière, dans les environs de tours, puis la cote d’opale depuis le cap gris nez, jusqu’à paris. Je ne sais pourquoi je n’ai pas publié les articles, ça va venir.
Donc la maintenant je suis parti avec Valérie et sa fille, de Mortagne au perche, jusqu’à Domfront, puis direction plein sud vers La Rochelle et l’île de Ré.
L’occasion de traverser des régirons que je ne connais pas du tout. Les pays de la Loire en particulier, et l’île de Ré où je ne suis jamais allé non plus.
Le parcours nous fait suivre d’abord la Veloscenie.
La Veloscenie et son tunnel d’arbres
Un peu avant Alençon nous bifurquons au nord pour traverser la forêt d’écouves. Magnifique forêt.
Une très belle ballade, un peu sportive dans la forêt d’écouves avec trois montées un peu corsées pour un premier jour. De la belle campagne française.
De retour d’Espagne pour le travail, me voilà revenu à Paris, et ce Dimanche de fin d’août, je me dis que je vais me faire une petite sortie à vélo. Profiter des derniers jours de plein été, du beau temps pas trop chaud. Et alors que les parisiens sont en train de rentrer ou en train de préparer la rentrée scolaire (les fournitures, les habits, les emplois du temps, les activités,… hum, le bonheur!).
D’abord, je dois signaler qu’en 15 minutes :
J’allais décidé d’aller dans le sud, au départ de Melun, où je ne suis jamais allé,
Que j’avais un train direct à 13h46 gare de Lyon
Que j’allais faire une boucle vers Nemours de 70km environ
Tout ça grâce à ma tablette et les outils digitaux que j’utilise (google maps, komoot, sncf connect, l’assistant sncf). J’ai beau être habitué, je trouve ça quand même génial. A 13h je ne sais pas où je vais aller, et à 13h46, je suis dans le train direction Melun.
J’avais déjà tenté d’aller à Melun, mais à vélo cette fois, et ça avait été cauchemardesque. J’étais parti trop tard, et la sortie de Paris vers le sud, le long de la Seine, n’est pas du tout sympa. une longue traversée de la banlieue, sans intérêt. C’est le problème à Paris, pour sortir de la zone urbaine, il faut faire pas mal de kilomètres avant de se retrouver dans la nature. Mais je crois que je vais maintenant réviser mon jugement, car j’ai trouvé une autre voie possible de sortie de Paris, autre que celles que j’ai déjà identifié comme étant sympa, à mon humble avis, pour sortir de Paris à vélo :
Sortie à vélo
le canal de l’Ourcq
l’ouest de Paris avec le pont de Bezons et la voie sur berge vers le sud le long de la Seine
Départ avec un train
Gare du nord, trains vers Amiens (1h), Compiègne (50min) ou Beauvais (1h15)
Orléans (1h de train environ)
Mais Melun, à 25 minutes de Paris, est une nouvelle option intéressante que je vais explorer.
Mon parcours aujourd’hui est assez simple, défini sur Komoot comme toujours: boucle Melun-Nemours, en passant par le chateau de Fontainebleau à l’aller et en longeant le Loing au retour.
J’irais droit au but : c’etait génial. Temps idéal, sortie de Melun ultra rapide, on se retrouve le long de la seine en 5 minutes, ballade dans la forêt de Fontainebleau ultra sympa et sauvage, traversée du parc du chateau, toujours très beau parc, découverte de petit villages très sympa (Bourron-Marlotte, Moret sur Loing,…) et longue remontée le long du canal du Loing puis de la Seine. Parcours de 90km, tout plat, ultra varié, et à 25 minutes de Paris en train… Chaudement recommandé. Il y a meme des superettes ouvertes le dimanche après midi, non négligeable pour les non prévoyants.
J’ai même vu un sanglier, un peu perdu aux abords d’une gare. Comme toujours dans ce genre de rencontre, on s’est regardé, autant surpris l’un que l’autre, pendant disons deux secondes. Deux secondes qui paraissent très très longues, et qui restent gravées à jamais, en tout cas dans ma tête. Puis, ayant évalué la situation, il s’en va et disparait (presque) dans les fourrés. En fait il va rester dans les fourrés à 2 mètres de la route, je le devine quand je passe devant lui. Le pauvre n’est pas sorti de l’auberge, il s’est retrouvé, je ne sais comment, dans une zone assez urbanisée, ca va être difficile pour lui de rejoindre la foret. Probablement seulement à la nuit tombée.
Bon, j’ai crevé sur la fin, pour la première fois en tubeless, je pense que le préventif avait séché pendant les grosses chaleurs. A voir.
Mais c’est une très belle découverte. Voilà un parcours à explorer à l’avenir, je suis passé à coté de pas mal d’endroits à visiter (chateau de Bourron-Marlotte,…). Je vous joins la trace, elle est gratuite, prenez en soin. Vous pouvez la modifier, j’ai fait quelques écarts sans intérêt.
Et donc une petite video faite sur le vif, qui va vous allécher je l’espère.
A bientôt!
Évadez-vous à partir de Melun. Merci à Joni Mitchell.
Voilà un thème récurrent pour les voyageurs en vélos : comment prendre les trains interdits aux vélos non démontés, comme les TGV?
La solution est de démonter plus ou moins complètement le vélo. Il existe des solutions du marché, des housses ou sacs pour vélos démontés. En général, on démonte les deux roues, les garde-boue, le porte-bagage, éventuellement les pédales, éventuellement on tourne le guidon, et on place le tout dans une housse plus ou moins renforcée. La housse doit faire, pour les trains SNCF, 130cm de long par 90cm de haut. Il n’y a pas de contrainte de largeur.
Il existe des housses chez décathlon, mais aussi la marque Buds, et aussi chez Amazon. Ces housses repliées restent lourdes et encombrantes. J’ai déjà utilisé une housse décathlon et je laissais la housse dans une consigne, ce qui est cher et qui oblige à revenir à mon point de départ.
Pour mon dernier voyage, je cherchais une alternative et je suis tombé sur le site de Marie qui a la même vision que moi, et qui s’est donc confectionné ses propres housses, en achetant le tissu et en cousant la housse. La promesse est alléchante : moins de 300g et le volume d’une canette une fois pliée. Donc logeable dans une sacoche de bikepacking. Vous pouvez trouver le patron de la housse sur le site de Marie.
Valérie étant couturière, elle a gentiment accepté de nous confectionner des housses sur la base de ce modèle. et nous avons pu les expérimenter sur notre voyage.
La promesse est tenue: moins de 300g et même avec des velcros de fixation et une sangle, ça reste tout petit, de l’ordre d’une canette. Maintenant, voyons comment ranger le vélo dans cette housse.
Avant le rangement. Au pied, la housse rangée dans son sac.
Attention: le tissus utilisé est du nylon ripstop. Rien à redire sauf que ce tissus est très glissant. Donc lors de la couture, il faut faire attention pour maintenir les tissus bien en place. Et ensuite dans son utilisation, il faut faire attention de ne pas marcher dessus sous peine de glisser.
Attention également, cette housse n’offre aucune protection pour le vélo. Il faut faire attention que le vélo ne heurte rien, surtout si le cadre est en en carbone comme dans mon cas. Je conseillerais de démonter le dérailleur arrière par précaution (même si je ne l’ai pas fait cette fois-ci!). Aussi, la housse n’a aucune structure, donc le vélo démonté doit tenir tout seul, avec les roues attachées sur lui. J’ai trouvé que le mieux était de mettre le vélo à l’envers dans la housse, le vélo reposant sur le guidon et la selle. Plutôt que le faire reposer sur le pédalier et la fourche ou les bases arrières. Comme cela il est beaucoup plus stable et tient sur le sol tout seul, sans risque d’abîmer la mécanique. La question est alors de savoir comment fixer les roues sur le cadre et ensuite comment porter le tout. Je me place en situation de bikepacking léger, donc je dois faire la fixation de l’ensemble avec le minimum de choses. Une sangle et des velcros.
Allons y! On peut laisser sur le vélo des choses qui ne gêne pas, par exemple des sacoches de cadre ou de tube supérieur. Simplement les vider pour éviter que ce soit trop lourd lors du portage. On commence par mettre le vélo a l’envers.
On met le vélo sur le dosOn enlève les deux rouesOn fixe une roue sur le cadre à l’aide de velcrosDeux velcros, par roue, sont suffisants. Il faut fixer les roues de sorte qu’elles ne touchent pas le sol. On fixe la deuxième roue de l’autre côté du cadre. Attention au dérailleur arrière, sans protection, et saillant. Une fois la housse par dessus, on ne le vois plus. Détail des velcros. L’essentiel est que les roues ne touchent pas le sol. Comme cela le vélo peut reposer sur la selle et le cintre. Vous pouvez fixer les manivelles avec les velcros. Attention, pour le portage à l’épaule, le bon placement des manivelles et des pedales, ainsi que la cassette, est important pour ne pas être gêné pendant la marche. Vue de dessus, les roues sont collées au cadre, maintenues par les velcros.
Pour les vélos de petite taille, il se peut que les roues glissent si elles ne sont pas bien fixées sur le cadre. Elle peuvent alors se désolidariser et venir se mettre en travers dans la housse, empêchant le vélo de tenir sur le guidon et la selle. J’ai trouvé une solution pour empêcher cela :
Placer la roue contre le cadre
Poser la roue sur le coup de pied. Cela permet d’assurer que la roue ne touchera pas le sol ensuite
Placer un Velcro sur la base arrière
Placer le second velcro sur le tube diagonal. Ce Velcro doit être bien serré pour maintenir la roue en place. C’est lui qui va empêcher la roue de descendre ensuite. Le premier Velcro va juste maintenir la roue en place.
Enlever le pied : la roue doit rester en place.
Faire de même pour la deuxième roue.
Une petite vidéo explicative pour attacher une roue, seul, sur le cadre du vélos, avec des velcros. Noter le pied placé sous la roue. Notez qu’on n’enlève pas le porte-bagages.
Une fois les roues assemblées sur le cadre, on attache la sangle de portage au cadre. La sangle est une simple sangle en nylon, de 2.5cm de large. On fait un noeud de chaise à chaque bout pour l’attacher au vélo. Le noeud de chaise est un noeud célèbre qui permet d’être facilement dénoué même après un serrage très fort. A mon avis, s’il n’y a qu’un seul noeud à connaître, c’est le noeud de chaise. La longueur de la sangle doit permettre de porter le vélo à l’épaule, donc elle est assez courte. Dans mon cas, elle fait à peu près 1,20m. Vous pouvez la faire un peu plus longue Et régler ensuite.
La sangle est nouée à une base arrière et au noeud fourche – cadre, à la jonction des tubesLa sangle doit être suffisamment courte pour le portage à l’épaule. C’est sûr cette vue qu’on comprend l’importance du positionnement des manivelles et des pédales, de la cassette, pour le portage confortable à l’épaule. Ici ce n’est pas idéal, la cassette pouvant gêner la marche, si on marche avec le vélo porté à l’épaule droite, fourche vers l’avant.
On peut maintenant poser le vélo dans la housse.
On pose la housse au sol, ouverteOn vient poser le vélo sur la housseOn remonte la housse autour du vélo. Et on vient la fermer en ramenant le rabat le le long du vélos et en fixant les velcros sur les extrémités et au centre. L’ouverture sur le haut permet de faire passer la sangle de portage
Et voilà, c’est fini. On peut alors porter le vélo à l’épaule, voir porter deux vélos si nécessaire. La marche est possible avec deux vélos si les manivelles et pédales sont positionnées correctement. Dans le cas présent, les vélos font à peu près 10kg chacun, avec les sacoches on est en dessous de 25kg pour l’ensemble.
Le portage à l’épaule La marche est possible grâce à la sangle nouée sur le cadreOn peut même porter deux vélos à l’épaule. Merci à la gare de Milan Garibaldi, qui nous a prêté son espace pour la réalisation de ce tuto!🤣
Dans le train, en première classe dans le TGV Milan-Paris, ça donne ça :
Honnêtement, dans le TGV inouï Milan-Paris, heureusement que nous étions en première classe. Dans les espaces bagages de ce train, il est impossible de faire tenir un vélo plié.
Voilà notre première expérience avec nos nouvelles sacoches, à l’issue d’un aller retour Paris Milano. Et comme je disais ce matin : une expérience, c’est un peu court, deux expériences, c’est le début d’un savoir.
Qu’est ce que nous allons améliorer à l’avenir? Les scratch sur le rabat. Le rabat est un peu trop grand et les scratch positionnes un peu trop haut. L’ensemble fait que la housse n’est pas tendue du tout mais plutôt flottante autour d’un vélo. Elle peut éventuellement s’accrocher à quelque chose, ou quelqu’un se prendre les pieds dedans. A revoir. Pour le reste, c’est parfait. Merci Marie!
C’est le dernier jour du voyage. On rejoint Padova pour ensuite prendre le train jusqu’à Milano et ensuite le lendemain, prendre le train pour Paris.
Valerie qui ne se sent pas très bien, décide de partir devant, alors que je prend mon petit déjeuner à Chioggia. Étrange de se retrouver seul, comme dans mes voyages précédents. Mais ça ne va pas durer.
Chioggia est un petit Venise, pas désagréable, je l’ai bien aimée. Une partie ancienne, avec des canaux, une partie port de pêche, au centre, et enfin une partie station balnéaire familiale, à l’italienne, avec ses plages payantes immenses, comme les nombreuses stations le long de la mer Adriatique.
On sort de la ville par une piste cyclable très sympa le long des canaux. Puis on va entrer dans une zone de canaux longeants la lagune de Venise au sud. Très sympa encore car des minuscules routes longent ces canaux avec très peu de voiture et quelques vélos. Une occasion unique de sortir le drone une dernière fois.
Des cygnes le long des canaux, capturés par Valérie
Puis on se rapproche de Padova, les villes sont désertes, c’est impressionnant, sûrement à cause du week-end du 15 août et des vacances. On se retrouve à la gare de Padoue, mais nous sommes en avance donc on va manger une dernière glace dans le centre.
C’était un très beau voyage! A bientôt pour le film!
Après trois jours passés en visite de Venise, à tester les restaurants, il est temps de repartir, il nous reste deux étapes avant de rentrer. La première consiste à descendre la lagune de Venise, d’abord par l’île du Lido, puis l’île Pellestrina, avant de rejoindre Chioggia. Donc trois bateaux différents pour passer d’île en île.
Chiogga. On a pas mal de difficulté à prononcé ce nom. En fait il faut le prononcer “Kiodjia”. départ à 9h pour prendre le ferry à Tronchetto. On passe entre l’île de Venise et l’île giudecca, et déboucher devant la place San Marco. Temps exceptionnel, c’est magnifique.
En fait nous ne sommes pas tout seuls, il y a pas mal de gens à prendre le ferry avec un vélo. Et aussi sur l’île du Lido, il y a pas mal de gens à vélo. Le Lido est complètement différent de Venise. De beaux hôtels, c’est une station balnéaire italienne, mais très relax apparemment. On descend donc l’île vers le sud et on se retrouve assez vite au bout pour prendre le second ferry. Direction la Pellestrina. Cette île est une ville de pêcheur, il n’y a pas grand chose d’autres. C’est très relax de descendre le long de la mer, bien qu’on s’attendait à un peu plus de paysages sauvages et d’oiseaux. On s’arrête pour déjeuner, c’est vraiment tranquille, il y a très peu de monde. On repart et on va prendre le dernier ferry qui nous conduit à Chioggia. On a réservé une chambre non loin de l’arrivée des ferry, et on va pouvoir se faire une dernière baignade à la plage.