Arrivée à Cerbère, ville frontière avec l’Espagne. J’ai bien dormi, réveillé souvent bien sûr, mais pas trop dérangé par le gros ronfleur. Je change de train et prend un train qui passe en Espagne, pour une seule gare, histoire de m’épargner une grosse côte pour passer la frontière. Arrivée à Portbou, un village vide, avec un seul café ouvert, un peu miteux, El raco de la mar. Café con lèche et bocadillo jamon y queso. Probablement pas le dernier. Il avait un goût de savon, je ne sais pas si c’était le pain ou le fromage. Les prochains seront forcément meilleurs.
C’est parti et ça monte direct. Je vais me faire pas mal de dénivelé ce matin, mais il y a du soleil, et il fait bien plus chaud qu’à Paris, c’était le but. La route serpente à flanc de montagne, et c’est une succession de petits cols à 100m d’altitude. Un peu comme la Bretagne cet été, mais en version méditerranéenne. La végétation est à dominée par les pins. Il ne fait pas si chaud en fait, je supporte le tenue d’hiver. C’est cool d’être en bord de mer. Je passe quelques villages : Colera, je ne m’attarde pas, Llança, pas grand chose à retenir, quelques tours médiévales un peu perdues dans le centre ville, enchâssées dans les maison sans style. Je m’écarte de la côte, et je traverse le parc natural del cap de Creus. Puis je quitte la route nationale, je vire à droite et prends une succession de chemin jusqu’à Roses. Il y a pas mal d’eau, on voit qu’il a beaucoup plu les jours précédents. Certaines fois le chemin est carrément inondé, voire à un moment, c’est une rivière de plusieurs dizaines de centimètres de profondeur. Je suis sauvé par des plots en béton qui me permettent de passer à pied au sec.
En sortant d’un village je tourne la tête à droite et découvre les Pyrénées enneigées. C’est impressionnant le contraste du bord de mer avec les montagnes enneigées au fond.


J’arrive à Roses, la première vraie station balnéaire de la Costa Brava. La ville est au bord d’une très jolie baie, pas trop bétonnée, c’est pas mal, mais avec toujours les Pyrénées au fond. L’endroit idéal pour mon premier déjeuner. Tapas en terrasse. Cette fois il fait vraiment chaud et j’enlève ma veste. Le soleil me chauffe la peau, c’est très agréable.

Je discute assez longuement avec les français de la table d’à côté, et du coup je repars vers 15h. Le froid tombe assez rapidement en cette saison, malgré le soleil. Je me perds un peu à la sortie de Rosas, je rate une piste cyclable à la gauche d’une grosse nationale, je dois faire demi tour assez loin, reviens sur mes pas mais je rate la bifurcation et me retrouve à l’entrée de Roses. J’avais oublié que mon gps, si je sors de l’itinéraire, me ramène au point où je suis sorti, même si je suis sur l’itinéraire de nouveau. Pas malin. Donc retour dans l’autre sens, j’ai du faire 10km en trop à mon avis.
Je traverse la plaine du Parc Natural dels Aiguamolls de l’Empordà, une zone marécageuse qui a bénéficié des pluies des jours précédents. Je traverse Empuriabrava, une ville sur l’eau, formée de canaux bordée de villas. La plus grande marina d’Europe. 40km de canaux. Une sorte de micro Miami, ou ce que je m’imagine l’être. Très étrange.

Je prends pas mal de chemins, avec beaucoup d’eau encore, qui les traversent régulièrement. Je suis étonné par l’itinéraire, constitué de nombreux chemins, je ne m’y attendais pas. C’est tant mieux, car les routes ici sont assez fréquentées et assez bruyantes. Le froid tombe de plus en plus et la nuit aussi. J’accélère pour arriver à mon hôtel à Viladamat. Il se trouve dans un micro village proche de L’Escala. Je découvre qu’il n’y a pas de lieu pour dîner en cette saison. Donc je ne dînerai pas, je suis un peu transi de froid, trop pour aller à l’Escala. Et puis il me reste un fond de foie gras de Noël, avec une tranche de pain, ça me suffira. En revanche je découvre que je suis déshydraté, je vais boire quasiment deux litres de liquides variés disponible dans la chambre. Donc ça me fait quasiment trois litres dans la journée, ce qui est beaucoup. Je bois plus en hiver qu’en été.
Longue, très longue douche, qui me réchauffe bien, ainsi que la climatisation montée à 23° avant que je n’arrive. L’hôtel est désert et je vais m’endormir très tôt ce soir après cette première journée de 70km.
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