Vélibre

Vélo. Libre. Vélibre.

Opatija, Rijeka, Krk

Commence aujourd’hui un nouveau voyage. Nous quittons l’Istrie, et rentrons en Dalmatie. Et surtout nous passons sur les îles croates. Au programme Krk et Cres.

Mais au préalable, nous avons Opatija, qui semble une belle ville balnéaire, et Rijeka, une grosse ville portuaire. Départ pour Opatija qui se trouve à une quinzaine de kilomètres. Nous y arrivons en fait pour déjeuner alors que le but était d’y prendre le petit déjeuner. La faute au nombreuses côtes sur le parcours.

En effet, c’est un gros changement par rapport à ce qu’on a déjà vu. On arrive sur le bord de mer, et de très gros hôtels du 19eme siècle nous accueillent. On laisse les vélos et on part se balader. Il y a là aussi de belles demeures qui datent du 19eme. Et de vieux hôtels. Le tout dans un très bon état. On voit tout de suite que ce n’est pas du tout le même genre que l’autre côte. Même les gens sont différents. C’est la Riviera Croate. On prend finalement un petit dej dans un bar sur la plage. Il fait très beau.

Départ direction Rijeka, qui se trouve à une quinzaine de kilomètres. En bord de mer mais ça ne veut pas dire plat. Rijeka est une très grosse ville de 300000 habitants, un très gros port aussi. La ville s’est étalée en front de mer, donc l’entrée prends du temps. On atterrit en plein centre ville, près de l’horloge City Clock Tower. Ca n’a pas l’air si mal que ça. La ville est très animée, il y a beaucoup de jeunes.

On déjeune de sandwich jambon fromage qu’on se prépare maintenant tous les midis, en s’arrêtant acheter à manger dans une supérette croisée sur le chemin. Juste en face de la Gradska Ura, une tour qui donne l’heure avec des horloges classiques à aiguille, disposées sur les quatre faces du clocher rectangulaire, mais aussi grâce à des chiffres numériques de l’heure et des cinq minutes qui apparaissent pas de petites fenêtres dans la tour, probablement disposés sur deux gros cylindres tournants à l’intérieur de la tour. Assez impressionnant.

Mon vélo, depuis quelque temps, fait du bruit au niveau du boîtier de pédalier. Je suis un peu inquiet. Pascal me suggère de chercher un magasin de vélos pendant qu’on est dans cette grosse ville, et je pense qu’il a raison. Ce n’est pas sur les îles que je trouverai un réparateur. Je regarde et vois un magasin de vélos à l’entrée de la ville, deux intersport et un décathlon. On est d’accord que le premier saura probablement mieux s’occuper du problème. Pascal reste à Rijeka, alors que je repars en arrière pour cinq kilomètres. J’arrive au magasin, j’explique mon problème à deux mecs (ça fait un bruit du genre « tac » quand je force sur les pédales), ils regardent mon vélo, et ils me disent que ça peut être plein de choses. Je confirme. Un grand mec baraqué monte sur mon petit vélo pour constater le problème, reviens et discute avec son collègue en croate. Ils opinent du chef. Le type baraqué s’en va, son collègue me dit que c’est probablement un problème de roulement de pédalier. Il part et reviens avec des clefs, il resserre les pédales sur les manivelles, il ressert le pédalier, pars faire un tour et reviens en me disant que c’est sûrement ça. Mais ça ne risque rien, je peux faire des milliers de kilomètres, faudra juste l’amener à réviser quand je rentrerai. Un peu rassuré, je repars vers le centre ville, et effectivement ça fait moins de bruit après cette intervention. À voir. Je ne suis pas complètement convaincu.

Je retrouve Pascal en centre ville, et on décide d’aller boire un coup dans la grande rue piétonne Korzo, sur une très grande terrasse de café. On commande deux Perrier, on a un peu de mal à expliquer au serveur en anglais ce qu’on veut (« Perrier water with lemon »). Il a l’air de comprendre, mais reviens avec deux verres contenant un liquide brun, un glaçon et une tranche de citron, et deux grand verres d’eau. On lui demande ce que c’est et nous répond « Pelin ». Il a confondu avec Perrier, admettons. Je lui demande s’il y a de l’alcool, il a un petit rire et me dit que oui bien sûr il y a de l’alcool. Ce n’est pas l’heure de l’apéro, mais on tente le coup, et c’est très bon. On ajoute un peu d’eau dans le verre, on ne sait pas trop si ça se fait, mais c’est bien rafraîchissant. On se dit à lors que ça va devenir notre boisson fétiche à la place du Spritz Aperol. Ca s’appelle Pelinkovac (« Pelinkovatch »), et il y a plusieurs marques.

On repart du coup un peu tard, direction l’île de Krk (ça se prononce Keurk). Il nous reste à peu près 29km pour atteindre le camping. On sort de la ville difficilement, on longe la côte, puis on tourne autour d’une petite baie avec deux villages Bakar et Bakarac, malheureusement occupée par des installations industrielles. Puis on monte pas mal pour rejoindre le pont de Krk. C’est un pont visiblement tout neuf. Il n’y a pas de piste cyclable et il y a pas mal de traffic, y compris de camions. Et ça continue de monter pas mal ensuite. Il n’y a qu’une seule route qui traverse l’île au début. Puis on prend à droite pour rejoindre notre camping Omisalj, et on se fait une belle descente bien raide de 200m. On se dit que demain matin il faudra la remonter. Encore une grosse étape de 63km et 650m de dénivelé. Et surtout les côtes sont raides.


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