Nous partons comme prévu vers 9:30. On a pris un petit déjeuner à l’appartement avec les courses qu’on avait fait la veille. Les préparatifs vont assez vite comme quasiment tout était prêt la veille. La sortie de la ville est comme toujours compliquée. on a droit aux manifestations du premier mai, avec en première revendication la fin de la guerre et la sauvegarde de la Palestine.
On se retrouve enfin hors de la ville. Et on atteins très vite la frontière avec la Slovénie. Le voyage commence vraiment. On arrive d’abord au port de Koper, immense, avec des parking pour les voitures chinoises en attente d’acheteur européen. Des parking pour conteneurs en attente d’embarquement pour des destinations exotiques. Des pistes cyclables nous épargnent les routes néanmoins peu empruntées. Puis arrive la ville de Koper, sans intérêt, très touristique ou très commerçante.
Nous nous dirigeons vers Piran. Il y a des travaux sur la route qui mène à Portoroz, et des ambouteillages de voitures. On se trompe de destination, la route étant interdite aux cyclistes, puis on revient et nous décidons de tenter notre chance sur une route de crête. Bien nous en a pris car la route surplombe la mer et on distingue Piran de l’autre côté de la baie.
J’ai un super souvenir de ce petit village, où j’étais venu il y a une dizaine d’années, après un séjour près du lac de Côme. C’est une pointe avançant au nord dans la mer, avec un phare au bout de la pointe. Une ceinture de quais donnant directement sur la mer entoure la ville. C’était au mois d’août et les familles avaient posé leur serviette a même le quai et les enfants plongeaient depuis le quai dans la mer, à peine plus bas qu’une vingtaine de centimètres. Les rires des enfants envahissaient le village tout proche, au coucher du soleil, sous une lumière dorée orangée, avec de très belles ombres. Un vent très chaud du nord soufflait sur la pointe. Après la baignade j’étais revenu au centre du village sur une grande place triangulaire, bordée de très beaux bâtiments. Je m’étais arrêté prendre un verre et j’avais dormi probablement chez l’habitant, je ne me souviens pas. J’étais reparti le lendemain vers la Slovénie, avec des images plein la tête. Ces images y sont toujours et je suis impartirent d’y retourner.
Las, ça a bien changé. J’avais un pressentiment en voyant les villages côtiers déjà très touristiques, alors qu’il n’y avait rien sur cette côte slovène il y a dix ans. On ne peut plus arriver en voiture jusqu’au village en voiture, et ce n’est pas plus mal. Donc nous arrivons et devons laisser passer une cinquantaine de personnes qui ont du prendre la nacelle. Le village est bondé de monde. Les quais sont maintenant envahis de terrasses de restaurants, et on peine à passer à pied avec les vélos tellement l’espace est maintenant occupé. On ne peut plus accéder à la mer car les quais ont été bloqués par de gros blocs de pierre accumulés en vrac dans la mer au bord des quais. Il reste juste à la pointe un espace libre avec le phare. Quel dommage. On trouve un restaurant dans le village, quelconque et on est mal accueillis. On repart très vite, et je me dis que je garderai les images de mon premier voyage ici, mais pas celles ci.
On longe la mer et passons par Portoroz. Étonnamment, ce bord de mer est plus sympa, bien que très touristique. Il n’y a rien d’extraordinaire donc il n’y a pas l’encombrement qu’il y avait à Piran. J’ai l’exact sentiment inverse de ma première venue ici.
On avise un camping de l’autre côté de la baie de Portoroz, et on emprunte la Parenzana pour nous y rendre. C’est une route cyclable qui ici longe la mer, et ensuite pénètre à l’intérieur des terres pour aller au sud de l’Istrie. C’est une ancienne voie ferrée transformée en route cyclable, et elle est très fréquentée par les cyclistes. On la quitte pour prendre un chemin qui vient probablement d’être réempierré, et qui n’est pas facile à rouler. On redescend vers le camping mais nous nous trouvons à la sortie, et devons remonter tous le camping pour revenir à l’accueil. Il se trouve que c’est un camping naturiste, et le type a l’accueil n’est vraiment pas sympa, et nous conseille d’aller plutôt à Savudrija, à 7km de là. Il est 19h et je ne nous vois pas reprendre la route. Je demande s’il y a des mobile homes de libre, le type nous dit que oui peut être, mais toutes les réservations passent pas Booking. Je suis un peu étonné, je regarde et en effet il y des places. Je réserve illico une maison à 59€, et reviens à l’accueil enjoué avec ma réservation. Mais le type me dit qu’il faut attendre 30 minutes que le système informatique soit mis à jour. Il précise qu’il n’y a pas de chauffage, on se demande s’il ne fait pas tout pour nous dégoûter de rester. Donc nous attendons, 45 minutes, nous commençons sérieusement à prendre froid. Je m’approche enfin de l’autre personne qui elle est beaucoup plus sympathique et s’occupe enfin de nous. Je dois régler la réservation et là je me demande bien pourquoi ils nous font ce coup de réserver par Booking!
Enfin nous arrivons au chalet, très sommaire, il y a deux chambres, nous nous pressons de prendre une bonne douche chaude. Dîner sur la terrasse d’une guinguette, il n’y a plus grand chose à manger, poulet, frites, bière. Enfin le serveur est sympa, et accepte qu’on revienne le lendemain pour payer car nous n’avons pas de liquide.
Retour au chalet, et au lit à 23h. Une bonne étape de 63km, mais avec des sentiments partagés, car la Croatie s’annonce très touristique en cette saison. À suivre…





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